mardi 28 mai 2013

Pascale Petit vous prépare...


Voilà donc, oui, aujourd’hui la tortilla du ciboulot.
Un plat inouï !
Un plat hors du commun !
Un plat pas banal du tout !
Un plat mirobolant !
Un plat saisissant !
Un plat stimulant !
Un plat fumant !
Un plat fulminant !
Un plat paradoxal !
Un plat aux horizons infinis !
Un plat du futur !
Un plat anti-oxydant !
Un plat qui plaît quasi toujours, à la fois rafraîchissant, croustillant, fondant, plaisant, amusant, hallucinant, ravigotant, fort fortifiant, sans colorant !… qui vaut autant qu’un gigot aux haricots, qu’un couscous au mouton, qu’un faisan au curry, qu’un homard au caviar ou qu’un baba au rhum à la Chantilly !
Car, donc, on l’aura compris : nous l’aimons sans façon, oui, nous l’aimons sans façon, la tortilla du ciboulot ! Nous l’aimons, nous l’adorons. Nous la voulons. Nous la goûtons. Nous la savourons autant qu’un osso-buco, autant qu’un bon goulasch.
Car voilà un plat trop original où y a un truc qu’y a pas. Voilà, voilà pourquoi nous l’adorons tant, la tortilla. Car, dans la tortilla, il y a un truc qu’y a pas, donnant au plat un goût pas du tout commun, un fin parfum, un « on-sait-jamais-quoi » trop subtil ! Un quasi-nada charmant qu’on voit pas qu’il faut voir !
 
Pascale Petit, « La Tortilla du ciboulot », dans Made in Oulipo, L’école des loisirs, 2013, p. 31-32.
 
http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/images/couvertures/E134348.gif 
Pascale Petit sait tout faire. Même la cuisine. Même en l’absence du principal ingrédient, ce « truc qu’y a pas » – qui en fait deux, si l’on y réfléchit bien ; et du coup c’est plus fort encore. Et ce qui est épatant, c’est que c’est une cuisine vraiment pour tout public ; d’ailleurs c’est publié dans la même collection de l’école des loisirs où sont déjà parus Monsieur Jonesrappelez-vous –, ainsi que Tom Premierrappelez-vous encore, mes élèves s’en souviennent – et sa suite Tom II, version théâtrale du merveilleux Manière d’entrer dans un cercle & d’en sortir, publié dans la trop éphémère collection Déplacements des éditions du Seuil.
En hors d’œuvre à cette Tortilla, Pascale Petit nous propose le popopo et le dédédé, dialogue à deux ou à mille, où un simple bégaiement est la source de 11223593370016514113536000 histoires (si j’ai bien compté – car j’ai compté, mais une fois seulement). Bon appétit !

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