jeudi 22 octobre 2020

Aujourd'hui, les Singes rouges

Aujourd’hui chez Quidam paraît Les singes rouges. C’est mon nouveau livre – et mon septième chez Quidam, ce qui n’est pas rien.

J’ai pris l’habitude de dire que mes livres parlent d’identité. En fait, je dis ça parce qu’a posteriori je me rends compte qu’ils parlent d’identité. Mais jusqu’à présent, je parlais d’identité sans parler d’origines. Mes origines sans doute étaient trop floues pour devenir un sujet. Et puis quand même.

J’ai une mère. Elle est d’ailleurs. Je connais, depuis toujours, ses souvenirs extraordinaires. Ses souvenirs d’ailleurs (il y a un s à ailleurs, ça tombe bien, il y en a plusieurs). Récemment, j’ai ressenti l’urgence de les écrire. Avec le pressentiment, qui est peut-être juste une présomption, qu’ils parleront. Qu’ils parleront à tous les gens d’ailleurs. À tous les gens qui ont été des petites filles. Ou bien qui en ont eu. Ou qui en ont connu. On est tous des gens d’ailleurs.


La page dédiée aux Singes rouges sur le site de Quidam.




samedi 17 octobre 2020

Sa phrase comme un plan-séquence

Cela fait des années maintenant, depuis la publication d’Hoffmann à Tokyo en 2007, que je suis la phrase de Didier da Silva, comme un sentier dans la forêt, l’auteur est bien nommé ; il a ses détours et ses surprises. C’est un fil surprenant qui se surprend à prendre conscience de lui-même lorsque paraît en 2014 l’Ironie du sort, rappelez-vous, où ce fil prend d’ailleurs un temps la forme d’une corde en référence, celle d’Hitchcock, premier vrai-faux plan séquence évoqué par notre auteur qui, Louange et épuisement d’un joursans fin le confirmera l’année suivante, est aussi cinéphile. Or au cinéma, c’est bien le plan-séquence qui fait le fil – et parfois carrément même le film. Le Dormeur est un film de Pascal Aubier, un court-métrage oublié, tourné durant l’été 1974, que Didier découvre par hasard, et qui aussitôt le réjouit. Le Dormeur est aussi un poème pas du tout oublié quand il est du val, Arthur Rimbaud n’était pas cinéaste, son sonnet est bien pourtant déjà un plan-séquence. C’est lui qui inspire Pascal Aubier quand il découvre la Louma, invention de Jean-Louis Lavalou et Alain Masseron, et qui permet Pascal, Didier nous le raconte mais pas seulement, de réaliser le plan-séquence écrit par Arthur. Regardez le film, c’est court et beau comme un sonnet ; lisez le livre, c’est beau et sinueux comme un plan-séquence : beau et sinueux comme la phrase même de Didier da Silva.

Le Dormeur vient de paraître aux éditions Marest.





jeudi 8 octobre 2020

Notes sur les noms de la langue (32)

Mais point d’interrogation à la fin de la phrase signifie étrangement qu’il y en a bien une.




dimanche 4 octobre 2020

Lecture

Je me réjouis de n’avoir encore jamais lu Marguerite Duras et de découvrir seulement maintenant, sans occasion particulière, que Moderato cantabile est un très beau récit, qui ne prétend pas dire ce qu’on ne sait pas.



mardi 29 septembre 2020

Notes sur les noms de la langue (30)

Au commencement était le verbe, mais il a fallu le conjuguer pour qu’apparaisse la première personne : je suis là.




lundi 28 septembre 2020

Notes sur les noms de la langue (29)

En revanche la deuxième personne du pluriel peut être la deuxième du pluriel, si je vous parle à tous. Mais si je te parle à toi en te mettant dans le même paquet qu’eux, ce « vous » mérite-t-il encore d’être appelé « deuxième personne du pluriel » ?




jeudi 24 septembre 2020

Coucou perte

Tiens, lis ça, et mets-y le rythme qu’il faut. C’est la page 80 de Coupe courte, ou de Coucou perte, de Julien d’Abrigeon, récemment paru aux éditions LansKine. 




mercredi 23 septembre 2020

Notes sur les noms de la langue (28)

Qu’est-ce donc que cette « première personne du pluriel » ? Ce n’est pas parce que je ne suis pas tout seul que je suis plusieurs.




mardi 22 septembre 2020