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mardi 16 décembre 2025

« Roubaud et Annocque »

… lis-je bien : « Poèmes métalinguistiques sur les noms d’animaux : Roubaud et Annocque » ! C’est dans les colloques la revue Fabula, la recherche en littérature ; ça faisait un petit bout de temps que je ne m’étais pas retrouvé sur les bancs de l’Université, ça fait plaisir. Retour à l’amphi donc, c’est Sophie Milcent-Lawson à la chaire ; et je reconnais quelques visages familiers, notamment, outre mon illustre et regretté voisin, ceux d’Eric Chevillard et de sa tortue, que je m’empresse de saluer avant l’explosion d’icelle. Ce sont mes Notes sur les noms de la nature et mes Nouvelles notes qui m’ont amené là, je les remercie (je ne devrais pas vous le dire mais il y en a de plus nouvelles encore, encore inédites). Merci surtout à Fabula et à Sophie Milcent-Lawson ; je vous laisse lire : c’est ici.





mercredi 15 janvier 2025

Note future sur les noms de la nature

Les organistes, les percefleurs, les lophospingues, les embernagres, les cataménies, les conirostres, les mélanodères, les callistes, les sicales, les guit-guits, les dacnis, les phrygiles, les nésospizes, les sporophiles, les chipius, les géospizes, les iridophanes, les tardivoles, les rhodospingues, les araguiras, les charitospizes, les piézorhins, les pique-oranges, les jacarini, les oréotangaras, les tersines, les coryphaspizes, les têtes-de-peluche, les diucas gris, les saltatricules, les xénodacnis, les spizins, les rowetties, les idiopsars, les zénas

sont tous des thraupidés.





lundi 10 avril 2023

Bientôt : Nouvelles notes sur les noms de la nature

Comme voici ci-contre la couverture de mes Nouvelles notes sur les noms de la nature à paraître bientôt, en voici ci-dessous la quatrième.

(Pour mémoire, il existe un précédent opus, intitulé en toute simplicité Notes sur les noms de la nature, paru en 2017 et comme son petit frère aux toutes belles éditions des Grands champs ; les deux sont lisibles indépendamment l’un de l’autre.)




samedi 1 avril 2023

Poisson d’avril

C’est décidé : un poisson ornera la couverture de mon prochain livre.

(Le poisson d’avril ? C’est que ça n’en est pas un.)



mercredi 7 décembre 2022

nouvelles

Bientôt de nouvelles Notes (sans doute en avril).

Tu aurais pu attendre un peu, qu'on puisse en parler ensemble.





vendredi 7 août 2020

Notes sur les noms de la langue (18)

Les mots veulent dire quelque chose. Si toi aussi tu veux dire quelque chose, mets-toi d’accord avec eux.



vendredi 5 avril 2019

Le pouvoir extraordinaire des robiniers

Le magazine GEO vient de faire paraître un magnifique Hors série signé Marie Martinez et intitulé Le Pouvoir extraordinaire des arbres. Un extrait de mes Notes sur les noms de la nature y est cité, tout fier de figurer dans une si belle bibliographie.


mardi 30 octobre 2018

Dans Annocque il y a le coq & l'âne.


Dans Annocque il y a le coq & l'âne. Car enfin qu'est-ce que cet auteur qui publie successivement un recueil d'aphorismes poétiques sur les plantes les champignons et les animaux, un roman érotique virtuel, et maintenant un recueil de cartes d'un prisonnier de la première guerre mondiale ? Du même auteur ? Vraiment ?
Évidemment non. Évidemment le même auteur n'est jamais même. Et pourtant si. Et pourtant c'est le même.
Car Notes sur les noms de la nature n'est pas un recueil d'aphorismes poétiques sur les plantes, les champignons et les animaux. Bien sûr il a fallu pas mal de botanique, de mycologie et de zoologie pour l'écrire (parce qu'on écrit avec ce qu'on connaît et que tous les sujets sont bons) et pourtant c'est avant tout un livre sur les mots. Sur les noms, plus précisément. D'ailleurs c'est écrit dans le titre. Quant à Seule la nuit tombe dans ses bras, ce n'est pas, ou en tout cas pas seulement, un roman érotique virtuel, ni seulement un roman d'amour virtuel, ni seulement une évocation sociétale des nouveaux modes de relation à l'ère numérique ou quelque chose comme ça, mais une invitation à s'interroger sur ce que peuvent, ou ne peuvent pas, les mots – mais cette fois-ci, entre les gens.
Et donc le 8 novembre paraîtra aux éditions Lunatique Mon jeune grand-père. Bien sûr, il s'agit des cartes que mon grand-père, tout jeune, écrivait à ses parents pendant sa captivité en Allemagne du printemps 1916 jusqu'à la fin de la guerre, et que j'ai recopiées en donnant à lire en même temps ma propre lecture immédiate. Rien de plus éloigné a priori des deux livres précédents. Et pourtant, en relisant Mon jeune grand-père, j'ai eu la surprise de trouver sous ma plume la même référence à Austin (« how to do things with words ») qu'au début de Seule la nuit tombe dans ses bras – non, je m'en souvenais pas. C'est que Mon jeune grand-père est aussi, à sa manière toute différente, un livre sur les mots. Quand les mots sont tout ce qui reste pour dire « je pense à vous », « je vous embrasse », « je suis vivant ». Pour le dire, sans pouvoir le faire, parce que la vie n'est plus visible, la vie est enfermée. Oui la vie a été sauvée par la captivité, très certainement ; mais la vie a été ôtée par la captivité, très probablement. Mais ça je vous le laisse lire.



mercredi 16 mai 2018

Chapitre Nature


Nature est le dénominateur commun au festival du Blanc et à mes récentes Notes sur les noms de la nature, qui me valent le plaisir d'être invité à l'édition 2018 dudit festival, Chapitre Nature donc, où je serai présent dès vendredi en fin d'après-midi et tout le week-end, avec lecture de ma pomme le samedi après-midi. Mettez-vous donc au vert ! (Pour se mettre au courant, c'est ici.)

samedi 6 janvier 2018

Emmanuel Macron et le léopon

Mais je vous assure, Monsieur Le Président, que le léopon n'est pas un fake !

Aucun texte alternatif disponible.



Le léopon
n’existe pas dans la nature
mais j’en ai vu un

en photo.

Notes sur les noms de la nature, éditions des Grands Champs.

mercredi 22 novembre 2017

rencontre sous le chapeau

Il y a à Figeac, patrie de Jean-François Champollion et de Charles Boyer située à quelque cinquante minutes d'hélicoptère de la Maison de Pure Fiction, une belle librairie, le Livre en Fête, dans les rayons desquelles on a pu me voir flâner, et où j'ai appris que Peter Handke, avec lequel je me trouve quelques affinités qui vont au-delà d'une vague paronymie patronymique – mon Pas Liev à mon sens doit moins au Château de Kafka qu'à l'Angoisse du gardien de but au moment du penalty –, j'ai appris disais-je que Peter Handke venait sans m'en informer de faire paraître un essai sur ma personne, car comment lire autrement un livre intitulé Essai sur le fou de champignons ? Or voici qu'en défaisant mes bagages j'ouvre le livre au hasard et que j'en ai quasi l'immédiate confirmation :

« Sa première époque de folie de champignons fut suivie d'une moitié de vie où le monde des champignons n'eut plus guère d'importance pour lui. Et si oui, ce fut plutôt dans un sens défavorable : après l'acquisition d'une maison en ville – qui bizarrement se trouvait isolée, bien loin des autres habitations de son quartier et ressemblait plutôt à une ruine quand il y entra – proliféra dans l'un des murs des fondations, très peu de temps après son installation avec sa femme et son enfant, ce que l'on appelle la mérule pleureuse, qui s'incruste dans le bois et le mortier, descelle même les pierres de granit, et contre laquelle il n'y eut rien à faire – il fallut abattre le mur (ce qui ne fit d'ailleurs pas de mal à l'intérieur de la maison). » (p. 31, traduction par Pierre Deshusses)

Je me souviens parfaitement de cette immense champignon (il devait bien mesurer 1m50 de haut sur 1 m de large, que nous découvrîmes, ma femme et moi, derrière notre armoire au moment non pas d'emménager mais de quitter notre appartement pantinois (ce n'était pas une maison) ; il y avait un gros problème d'infiltration dans le mur de la salle d'eau. Est-ce une réminiscence ? je l'ignore – mais la mérule pleureuse revint, Serpula lacrymans, hanter mes pensées au point de devenir l'un des acteurs principaux de Monsieur Le Comte au pied de la lettre dont le dernier chapitre, ce n'est pas vraiment spoiler que de le révéler, s'intitule précisément « Les larmes de la Mérule », et de faire un retour discret dans mes toutes récentes Notes sur les noms de la nature :

Mérule pleureuse
est le nom qu’on trouve dans les livres
pour désigner
leur ennemi naturel.



(Un coup d’œil sur la page de gauche (du livre de Handke) me ramène à des formes mycologiques plus traditionnelles et moins inquiétantes, « répondant au nom de "lépiotes élevées" ou "coulemelles" », j'imagine qu'en allemand aussi il change selon la sorte d'intérêt qu'on porte à la chose, ici clairement gastronomique, encore une fois je confirme : c'est bien « panés et frits à la poêle comme des escalopes » que les chapeaux de coulemelle doivent se déguster.)