vendredi 27 novembre 2020

Un billet en catastrophes

Je voulais écrire un billet sur Catastrophes, le nouveau livre de Pierre Barrault, judicieusement publié en pleine fermeture des librairies pour justifier son titre, et au moment où j’enfourchais ma plume, voilà qu’on sonne à ma porte. Je vais ouvrir et je me trouve nez à nez avec le sosie de François Berléand. « Ah c’est vous ! Vous tombez bien, lui dis-je, justement je m’apprêtais à écrire un billet sur Catastrophes, le nouveau livre de Pierre Barrault, judicieusement publié en pleine fermeture des librairies pour justifier son titre ; vous allez sans doute pouvoir m’aider : vous n’êtes pas sans savoir que vous y jouez un rôle important. » Il me regarde sans l’air de comprendre ce que je dis et je trouve qu’en effet il le fait très bien, l’air de ne pas comprendre ce que je dis. Et tandis que la pensée me traverse que peut-être ce n’est pas le bon sosie de François Berléand, il en a sans doute plusieurs, ou que peut-être même il s’agit de François Berléand en personne, lequel est probablement le sosie de ses sosies, voici que le sosie de François Berléand demande à consulter ma baignoire. « C’est à propos de la catastrophe ultraviolette », précise-t-il. Mais ça, évidemment, je l’avais déjà compris.



lundi 23 novembre 2020

Les singes rouges à Télématin

Grand merci à Olivier L’Hostis de la librairie l’Esperluète à Chartres pour ses mots sur mes Singes rouges. C’était samedi matin sur Télématin.



dimanche 22 novembre 2020

Fake news ?

On n’aurait jamais dû engager Donald Trump pour jouer le rôle du président des États-Unis dans cette mauvaise série. Depuis que la première saison a fait un bide et que les producteurs n’ont pas renouvelé son contrat, il croit qu’il a vraiment été président pendant quatre ans !



samedi 21 novembre 2020

Le sens du calendrier

J’ai pris mon temps à lire le sens du calendrier. C’est le nouveau livre de Nathalie Léger-Cresson, il vient de paraître aux éditions Des Femmes Antoinette Fouque ; il y en a comme ça quelques-uns, des livres qui choisissent un drôle de moment pour paraître. Celui-ci a pourtant le sens du temps, le sens du calendrier, le temps y est matière, matière à se refaire soi-même. Car le sens du calendrier est un livre d’amour, et l’amour a à voir avec le temps. La durée d’une vie en couple, vingt ans. Combien de temps pour que la plaie se referme, après la déchirure qui y met un terme ? Le sens du calendrier y répond, en douceur. Car c’est un livre très doux. Une conversation (avec parfois même une très jolie sous-conversation – je sais, je donne à ce mot un sens un peu différent de celui de Sarraute, pas grave). Tiens, je l’ouvre au hasard :


À force de regarder les toits sans toi, on voit glisser une tête de monstre de l’autre côté d’un faîte, des mains sortir d’un conduit de cheminée en terre cuite – là justement, elles s’agitent.


J’ai froid.


C’est le défaut du hamac, dès qu’il fait frisquet tu dois t’emmitoufler parce que le froid s’insinue par tous les côtés.

Il faut du bois pour la cheminée.

Au Mexique, une seule fois en quatre ans j’ai eu froid. Parce que j’avais de la fièvre, la dengue. Un plaisir d’avoir froid, un luxe de sortir un pull de l’armoire. Toutes les nuits le ventilateur de plafond tournait au-dessus du lit, sauf en février où il fallait déplier une légère couverture multicolore et fermer la fenêtre.

J’aimais voir les fleurs rouges du bougainvillier dans la nuit noire, éclairées par les lumières de la chambre.

Des années comme ça.




vendredi 20 novembre 2020

Les Singes dès le matin

Je ne sais pas bien à quelle heure on pouvait entendre, sur l’autre rive du fleuve, les cris des singes rouges, mais il paraît à que c’est à 7h42 que, demain samedi, on pourra entendre Olivier L’Hostis, libraire à l’Esperluète à Chartres, évoquer les Singes rouges, qui depuis Livres Hebdo ont déjà eu les honneurs du Matricule des Anges, de l’Humanité et de nombreux blogs ; regardez : tout est là.




mercredi 18 novembre 2020

vendredi 13 novembre 2020

Les vieux et la vie

Ce serait bien d’arrêter de dire que les vieux sont « fragiles », ou « vulnérables ». S’ils étaient si fragiles, ils ne seraient pas vieux, ils seraient morts. Et comme précisément ils sont en vie (j’aime bien ce mot, « vieux », ça commence comme « vie » ; c’est la vie qui se prolonge, la vie qui dure), ce serait bien de les laisser en profiter, de la vie.

jeudi 12 novembre 2020

Notes sur les noms de la langue (33)

Étymologiquement parlant, la virgule est une petite verge, qu’on fourre un peu partout dans la phrase, mais pas n’importe où quand même.