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lundi 5 mars 2012

les gnocchi de la mémoire


Les gnocchi sont la spécialité de mon grand-père. Ce qu’il me prépare rien que pour moi. Et pour accompagner le poulet au four. J’arrive le jeudi, du catéchisme à Chantraine et de la messe chez les Franciscains. La messe des malades touche à sa fin, retransmise depuis l’abbaye de Clairvaux. Le journal de Mickey va commencer. Le plan de travail est fariné, la boule prête, une belle boule souple et qui ne colle pas. Il coupe la boule en deux, pour en faire des rouleaux. Des rouleaux qu’il tronçonne régulièrement. Le tronçon est un peu plus gros qu’une bille. Quand le poulet est prêt, que je suis installé, il sort une fourchette. Il roule avec son pouce la bille sur le dos de la fourchette. Un petit creux se forme, des rayures apparaissent. Le gnocco est né : ël gnòch, comme on l’appelle dans le Piémont. Pas la peine de sortir la râpe à fromage, ce n’est pas encore l’heure du parmesan. Ni de revenir à je ne sais quelle table en bois rayée. Pas besoin d’imaginer d’autres sillons, d’autres aspérités afin d’accrocher la sauce. Cette sauce qui est du beurre chaud. Quand les billes ont toutes reçu leur forme, il les jette dans une grande casserole d’eau bouillante salée. Elles remontent à la surface : il faut sans plus attendre les sortir avec une écumoire, les égoutter, les mettre dans un plat (au-dessus d’un bain-marie, mais je ne suis plus certain), les arroser de cette sauce et saupoudrer de parmesan.
Maintenant il a retiré toutes ses billes. Et ma mémoire est une passoire. Je ne sais plus si dans le beurre chaud il avait fait infuser quelques feuilles de sauge fraîche. Je cherche la fourchette. Celle que je devrais garder en souvenir de mon grand-père. Afin de penser à lui. Si l’envie me prenait de faire des gnocchi. Je lui connaissais un couteau. Avait-il sa fourchette ? Une fourchette spéciale, qu’il ne sortait que le jeudi ? Le jour des gnocchi. Et pourquoi le jeudi ? Parce que c’était le jour de repos hebdomadaire, le jour des enfants ? Ou pour perpétuer, bien qu’il fût loin de chez lui, et depuis si longtemps, la tradition : le Giovedì gnocchi ?
Mes questions restent sans réponses. Sans échos. Ou bien quelqu’un me crie « Vous le saurez demain en écoutant le 2543e épisode de ÇA VA BOUILLIR !!! » Et je me vois aussitôt suspendu comme Zappy Max au-dessus d’un puits rempli de crocodiles, mais de ma bouche ne sort aucun son. J’ai beau mettre tout ce que je peux d’angoisse et de mystère dans ma voix, personne ne m’entend dire « je suis accroché à cette corde, les pas se rapprochent ; s’ils me découvrent, je suis perdu !…  Mais cela ne m’empêche pas de vous rappeler, Madame, qu’Omo lave plus blanc et que votre linge est toujours impeccable ! » Ici je m’interroge. S’agit-il bien d’Omo ? Est-ce que je ne me tromperais pas de réplique par hasard ? De lessive ? Dans mon enquête il m’arrive de trouver des indices. Un indice capital. Un mouchoir blanc par exemple. Et là en le ramassant : « Tiens ? Un mouchoir ! Hmm ! Et il a été lavé avec Sunil ! Quelle merveilleuse fraîcheur ! » Le feuilleton qui a pour titre Ça va bouillir est financé, je ne l’ai pas oublié, par le lessivier Sunil. Omo et Tide c’est après. Si mes souvenirs sont bons. Plus loin. 42, rue Courte. Que ma grand-mère écoute en début d’après-midi en repassant le linge. 42 ou 22. Si c’est bien cela qu’elle écoute. Si je n’ai pas rêvé. J’ai un doute. L’angoisse revient. Avec l’obligation de partir. D’affronter à nouveau le tunnel. J’aurai beau faire plein de bruits – les bruitages que j’ai quittés à regret –, prendre la voix caverneuse de l’abominable et asthmatique Kurt von Straffenberg, alias le Tonneau, ricaner comme Li, le chauffeur chinois, ou me déguiser en savant fou, je ne chasserai pas le monstre avec sa tête de chat.
Sa tête qui ne tient qu’à un fil.
Coupée par la Micheline, car le Dijonnais, comme l’appelait mon grand-père – comme il le regarde passer – est à trop pressé pour jouer aux devinettes d’Epinal.
Pour chercher la tête du chat qui pourrit dans le fouillis des branches.
 
Denis Montebello, Tous les deux comme trois frères, Le Temps qu’il fait, 2012, p. 32 à 34.
 
http://www.letempsquilfait.com/Images/Couvertures%20Site/Touslesdeux%28C%29.jpg 
L’enquêteur archéologue du langage sait que les mots et les choses sont murés dans le silence sous leur apparent bavardage, et qu’il faut bien des détours pour les faire parler, même indirectement, même apparemment d’autre chose, et entrevoir enfin quelque chose qui pourrait être l’objet de l’enquête.
L’enquête ici prend la forme d’une évocation du grand-père, maçon piémontais immigré à Epinal, même pas fichu de se faire une maison – mais comment se faire une maison ? Plutôt courir les bois avec le petit-fils : il y aura peut-être des champignons.

jeudi 27 octobre 2011

tous les volumes du Littré


http://www.decitre.fr/gi/12/9782868535412FS.gif 
Il se hisse sur la pointe des pieds pour les photos. C’est comme ça depuis toujours. Sur la photo de classe, à l’école, déjà. L’institutrice voulait qu’il soit assis, au premier rang, avec les petits, mais lui ne voulait jamais. Il préférait être debout, et pour qu’on le voie mieux, il avait même, une fois, réussi à cacher un dictionnaire dans sa veste pour le glisser sous ses pieds juste avant la photo, ni vu ni connu. A partir de ce jour-là les autres l’avaient surnommé Littré, parce qu’ils disaient qu’il aurait fallu tous les volumes du Littré pour le hisser à la hauteur des plus grands. Seulement lui n’aimait pas les livres, à part pour grimper dessus. Seulement lui n’avait pas beaucoup d’amis, parce qu’il essayait toujours d’amadouer les maîtresses d’école, pour leur faire oublier qu’il n’était fort ni en orthographe ni en langue française, leur ramenant toujours un bouquet de fleurs au printemps ou de glands en automne. D’ailleurs souvent il se faisait traiter de gland aussi. Parce qu’il essayait toujours de capter l’attention en disant n’importe quoi, comme par exemple qu’un jour il serait roi et les ferait tous mettre en prison, les moqueurs et les institutrices, ça leur apprendrait. (…)
 
Cécile Beauvoir,  Ce vieil air de blues, « Petit garçon », p. 25-26, Le temps qu’il fait, 2011.
 
Un recueil de récits d’instants qui ne prennent chacun qu’un instant à lire – mais qui résonnent encore un peu plus d’un instant.

vendredi 4 février 2011

un nom pour ces rondelles

Je ne dispose pas d’un vocabulaire de gare suffisant. Sortie de mes registres habituels je manque de mots et ceux auxquels, par défaut, je recours ne me satisfont qu’à moitié. Je cherche, par exemple, une expression générique qui voudrait dire mobilier urbain, mais appliqué à la gare et en déclinant toute la typologie spécifique. Recoupant celle du mobilier urbain de la ville dans laquelle la gare est incluse et lui imposant les extensions nécessaires à l’usage ferroviaire de l’enclave. Mobilier urbain ferroviaire de l’intérieur de la gare me semble trop long pour s’imposer dans un langage courant partagé. Je me fais assez aisément comprendre quand je déclare que des bancs publics, des téléphones publics, des boîtes à lettres et des poubelles sont à la disposition des voyageurs dans les halls de la gare, mais je ne saurais rendre compte de la variété des édicules qui hérissent les quais, sans parenté aucune sur les trottoirs parisiens. Je n’en maîtrise pas le lexique ni la nomenclature, je tâtonne, mal à l’aise, avec des mots ressemblant vaguement aux choses que je veux évoquer, sans parfaitement les figurer. Des mots mal ajustés.
Donc je désignerai sous le nom de rondelles, ces disques protecteurs qui vraisemblablement s’appellent, dans leur langue de gare, autrement. Les rondelles s’empilent par cinq quand elles entourent des pieds de potences métalliques remplissant diverses fonctions et sont alors moulées dans une matière caoutchouteuse, noir/gris poussière graisseuse. Mais les rondelles s’empilent par quatre seulement quand elles perdent leur circonférence complète, se réduisent à des trois-quarts, demis, voire quarts de ronds vissés/scellés à la base de piles en béton ou dans leurs encoignures. Découpées à l’emporte pièce dans un métal peint couleur minium écaillé. Troisième type, beaucoup plus rare, la rondelle unique, modèle caoutchouc noir/gris poussière graisseuse, encerclant de massives colonnes de béton en bouts de quais. Si je comprends bien que ces rondelles protègent le mobilier urbain de la gare des heurts violents de tout ce qui roule sur les quais, je ne comprends pas pourquoi les empiler tantôt par cinq, tantôt par quatre, sans parler de la justification des solitaires.
 
Martine Sonnet, Montparnasse Monde, Le temps qu’il fait, 2011.
 
Voir et nommer, c’est un couple. Le nom permet, mieux : autorise à voir la chose qui sans lui restait invisible. Tous les ornithologues vous le diront, les mycologues aussi, ne parlons pas des entomologistes. C’est pareil pour l’Amérique et l’amour, nous disait l’autre jour Albin qui avait ouvert son Larousse à Am-. C’est pourquoi il nous a fallu, il nous faut encore des explorateurs, pour voir avant nous et malgré l’absence de nom ce que grâce à eux enfin nous verrons.
Depuis que je suis Martine Sonnet qui arpente la gare Montparnasse sur son blog puis sur publie.net et enfin au Temps qu’il fait, mon regard d’usager assez fréquent s’égare dans la gare, se heurte et rebondit régulièrement contre ces rondelles caoutchouteuses désormais dites « de Martine » ; les romans de gare décidément ne manquent pas de rebondissements.


Commentaires

Grandeur et misère des solitaires qui n'appellent rien ni personne. Quant à voir, j'en suis juste aujourd'hui à prononcer le mot.
Commentaire n°1 posté par Gilbert Pinna le 04/02/2011 à 15h15
Pour voir ces rondelles caoutchouteuses, c'est désormais facile : il suffit de cliquer sur... leur nom.
Réponse de PhA le 04/02/2011 à 15h32
Magique !... cliquer, voir, nommer , c'est tout un.
Commentaire n°2 posté par Gilbert Pinna le 04/02/2011 à 15h34
Nous sommes les dieux du numérique.
Réponse de PhA le 05/02/2011 à 15h46
En réalité, ce sont des butoirs qui permettent d'éviter ça. C'est la vie duraille.
Commentaire n°3 posté par Moons le 04/02/2011 à 15h57
Le temps change une catastrophe en jouet cassé par un enfant brutal.
Réponse de PhA le 05/02/2011 à 15h49
Merci cher Philippe, en nous y mettant tous je pense que nous arriverons à nommer toute chose qui mérite de l'être. Partageons nous équitablement la tâche : je vous laisse les oiseaux, les champignons et les insectes et je prends les rondelles.
Commentaire n°4 posté par L'employée aux écritures le 04/02/2011 à 16h20
En disciple de Linné, j'aurais bien proposé Rondella martinae, mais cela fait-il assez ferroviaire ?
Réponse de PhA le 05/02/2011 à 15h57
On laisse aussi les potamochères et les babiroussas
Commentaire n°5 posté par Moons le 04/02/2011 à 16h25
Sans oublier les hylochères.
Réponse de PhA le 05/02/2011 à 15h57
Un bouquin , une histoire, une auteure débarque dans votre vie sans crier gare. On reste sans voix, manquant de mot pour le dire. En cas de désir libidineux de sauter l'auteure, il est prudent de vérifier l' hauteur sinon plus dure sera la chute. Quand , une locomotive est "à cul" , il y a t-il des rondelles? Soyons optimiste , il vaut mieux posséder l'objet que le mot. C'est un moindre mal . De deux maux, il faut choisir le moindre!
Commentaire n°6 posté par patrick verroust le 04/02/2011 à 16h31
On ne se méfiera jamais assez des mots.
Réponse de PhA le 05/02/2011 à 15h59
Ces rondelles sont comme des soufflets entre les wagons : le caoutchouc avait des débouchés à l'époque des plantations Michelin. Martine aurait pu s'appeler Micheline.
Commentaire n°7 posté par Dominique Hasselmann le 05/02/2011 à 11h48
Celles-ci restent en gare.
Réponse de PhA le 05/02/2011 à 16h07

mercredi 26 novembre 2008

Lecture égoïste (d'un texte qui ne l'est pas)

  Tiens ! se dit le lecteur égoïste, ça me parle, ça (« ça me parle », autant dire « ça parle de moi ») : une cinquième enfant, et dernière loin derrière, pas si courante la place ; et qui me parle de Renault, en plus, où les pères de presque tous les copains de classe (sauf le mien) travaillaient – et ma surprise alors de m’en rendre compte – même si ce n’était pas le même Renault : pour moi Renault c’était Flins (où l’usine d’ailleurs n’a jamais été vraiment, où la rue principale du village s’appelle encore Grande Rue) (c’est peut-être pour ça que plus tard, dès la seconde, on nous donnait à lire Elise ou la vraie vie, et même – en sciences éco – L’établi, de Robert Linhart) ; c’était Flins, pas Billancourt donc. 
 
Billancourt ? mais c’était mon métro – quelques années plus tard ; et non loin l’Ile Seguin tout fraîchement désertée, qu’on en parlait encore, à propos des impôts locaux, qui sûrement allaient augmenter. Billancourt, Clamart, il y a même le Lycée de Rambouillet quelque part, attendez, je vais vous retrouver la page, mince, j’aurais dû la noter.
Vous me direz, il y a la Normandie, aussi ; Céaucé, près de Flers, de Domfront ; il n’est pas normand, que je sache, le lecteur égoïste ? Domfront ? Mais si ! (répond-il) c’est l’escale sur le trajet des vacances ! Les vacances à Granville (souvenir de la vue des Iles Chausey au large, plus tard devenu un titre). Paris-Granville, dans Atelier 62, c’est même le titre d’un chapitre, d’une section, plutôt, page 147 (pas 177). Paris-Granville en train où l’auteur imagine une rencontre possible entre le forgeron de Billancourt et le professeur G, futurs grands-pères des mêmes petits-fils – ses enfants. Granville le bout de la ligne, bout du monde où ne va pas la famille Sonnet : les vacances, c’est le retour au pays, s’arrêtent à Céaucé, où Amand Sonnet fait encore un peu durer ce qui a été, du temps d’avant, avant que forgeron ne devienne un métier du passé, et que le pressentant il ne s’engage aux forges de Billancourt, Atelier 62.
Il y a de l’envie, encore chez le lecteur égoïste, de l’envie pour ce qui lui paraît presque un privilège : pouvoir indiquer du doigt un point sur une carte et se dire : c’est de que je viens. Ou encore, même chose versant social, se dire : voilà mes racines. Rurales. Ouvrières.
Et puis il comprend qu’il a tout faux, le lecteur égoïste, il se rend compte que c’est l’histoire d’une perte, d’une disparition, d’un effacement plutôt, qui est évoqué là. Un métier – un métier ancestral – est en train de disparaître. Amand Sonnet, le père, le forgeron de Céaucé, prend sa décision : les forges, au pluriel désormais, ce seront celles de Renault, à Billancourt : Atelier 62. Un déracinement : le père quitte sa famille, un temps, faute de pouvoir la loger. Un temps ? cinq ou six ans tout de même. Et puis la famille enfin qui s’installe à Clamart. Et les retours, durant les vacances donc, où l’on essaie de faire durer encore un peu une autre manière de vivre, de moins en moins, déjà disparue. 
Mais le temps va vite, et déjà les forges aussi de Billancourt, comme celle du forgeron de Céaucé, appartiennent au passé. Faut-il s’en plaindre ? Les hommes qui y travaillaient souvent ne vivaient pas vieux ; la retraite, à soixante-cinq ans, ils n’avaient guère le temps d’en profiter. Les chiffres, si vous voulez, ils sont là ; les revendications syndicales aussi, et les réponses patronales – les non-réponses, le plus souvent ; Martine Sonnet n’est pas seulement fille de forgeron, elle est aussi historienne. Mais il y avait comme une noblesse aussi, un prestige des forges ; et ces hommes étaient fiers de leur métier ; alors si, cette disparition, c’est encore une sorte de perte, d’effacement.
J’ai été très ému par ce livre (d’ailleurs, tiens, il s’est tu, le lecteur égoïste), que j’ai lu il y a déjà quelques mois. A la Fête de l’Huma, il a bien fallu que j’aille le lui dire, à l’auteur (jusqu’alors juste croisée sur Lignes de Fuite) (du coup, sur le moment, j’en ai presque oublié sa voisine alphabétique, que je n’avais pas encore lue ; qu’elle m’en pardonne). Pourtant elle a bien pris soin de gommer tout pathos, me dit-elle ; et c’est vrai, bien sûr. Mais justement. D’autant plus. L’homme sur la photo de la couverture, à qui elle ne donne pour ainsi dire pas la parole au cours du texte ; il est là, juste à côté, juste derrière, même le livre refermé. Une vraie présence.
 
Encore une fois, merci aux Lignes de fuite auxquelles je dois cette découverte, et qui à leur insu travaillent pour moi, patronat anonyme et invisible, sans retour la plupart du temps, depuis deux ou trois ans.
Chez Thierry Beinstingel aussi, j’ai trouvé de quoi donner envie. Pas surpris bien sûr que ce livre lui ait parlé ; j’avais lu CV roman, j’avais aimé comment l’auteur redonne son épaisseur au rectangle plat auquel le « monde » du travail réduit la vie des hommes.




Commentaires

j'aime bien votre façon, plus partageuse qu'égoïste finalement, de lire ce texte : merci (et pour la coquille de la table des chapitres, la correction a été faite à partir du 2e tirage)
Commentaire n°1 posté par ms le 26/11/2008 à 22h50
Heureuse qui peut voir les coquilles corrigées et les tirages se succéder ! Je vous en souhaite à foison (des tirages, bien sûr).
Commentaire n°2 posté par PhA le 26/11/2008 à 23h01
merci beaucoup !
je n'avais pas imaginé travailler ainsi pour un "patronat anonyme et invisible", mais pourquoi pas !  ... je suis moi-aussi issue d'un milieu ouvrier, dans lequel moins on voit le patron mieux on se porte ...

Commentaire n°3 posté par cgat le 27/11/2008 à 02h09
(Je replace ici le commentaire de Pascale, trompée par la brièveté du billet précédent.) Merci, Pascale ; en fait je fais dans cette lecture tout ce qu'on m'a appris à ne pas faire.
J'ai aussi beaucoup de lectures communes avec Thierry Beinstingel, et CV roman mérite vraiment le détour.
@ cgat Le patronat reconnaît enfin ses dettes ! (En fait le non-blogueur éprouvait à force quelques scrupules à ne jamais rien proposer en retour.)
Commentaire n°4 posté par PhA le 27/11/2008 à 09h01
Pardon pour l'emplacement...
A force d'entendre les écrivains, (ex)profs de français, je suis de plus en plus convaincue que ma chance est de n'avoir pas suivi un cursus littéraire (alors que je le désirais ardement, mais ce n'était déjà pas la mode, à l'époque, donc direction les sciences) car on ne m'a jamais appris à écrire, c'est purement intuitif et nourri par mes lectures. Je n'ai donc jamais du désapprendre, aucune honte à l'avouer, et sais le chemin qui reste à parcourir pour être de temps en temps contente de mes écrits secrets (ce qui n'empêche que j'ai une conviction : lire permet d'être très critique envers soi-même concernant l'écriture).
Commentaire n°5 posté par Pascale le 27/11/2008 à 09h14