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dimanche 3 novembre 2013

Victoria pagaie


Bêtes
 
La Himbaudière nous ouvre la porte d’un pays de hérons que nous voyons toujours en vol, de loin, traversant le ciel à notre approche. Enfin, à la sortie d’un coude, nous découvrons à trois mètres de nous un jeune héron silencieux perché sur un arbre mort. Il semble voir mieux qu’entendre et sans doute regardait-il ailleurs. Je comprends mieux son nom, le héron cendré : les ailes fermées, cette bête est grise comme de la cendre de papier. Mais nous avons posé notre ombre sur l’eau ; il ouvre sur nous son œil rond, monte en piqué, puis s’établit dans un vol lent et très lourd.
Bruits de bêtes. L’envol des mouettes rieuses : un souffle de dix poitrines. L’envol du pigeon : une courroie de moteur. Une vache qui meugle : une corde basse de guitare.
Mais le héron, on ne l’entend pas, ébloui qu’on est par le déploiement de ses ailes.
Sieste à couvert de hauts arbres, le chant des pigeons nous enveloppe, et ce chant a la forme en voûte des branches qui nous donnent l’ombre. Un écureuil mort couché sur le flanc, la gueule béante, des mouches vertes et noires s’y promènent comme dans un nid, tout le reste du corps intact a gardé sa beauté.
 
Un frêne
 
Passée l’écluse de Maingue, qui est la plus haute sur l’Oudon, nous entrons dans la ville de Segré, pour tomber en plein centre sur un petit barrage très sale mais facile à monter. Juste au-dessus, les premières lentilles. Dans cette partie dite non navigable puisque sans écluses, le Guide fluvial ne donne plus rien. La remontée se fait sans effort, mais nous chercherons en vain un lieu de camp éloigné du vacarme de la route. La pâture choisie par défaut, juste en aval du barrage de Courpivert, est immense, il faut un quart d’heure pour en faire le tour et voir si elle n’est pas habitée de vaches ; de son côté, un papillon blanc opiniâtre explore toute la partie ouest du pré.
La nuit tombe. C’est notre dernière nuit, la neuvième. Couchée sur le dos j’observe un grand frêne ; ses branches noircissent progressivement, tandis que ses feuilles gardent couleur plus longtemps. Il n’y a pas un souffle d’air et l’arbre n’abrite aucun oiseau ; pourtant il bouge, il remue comme quelqu’un qui s’endort et qui rêve, ou bien alors c’est qu’il respire ; de son propre mouvement il bouge, on dirait presque qu’il va se déplacer pendant que nous dormirons. Les grillons commencent à chanter très fort et il écoute ; cet arbre doit avoir à peu près mon âge et nous ne nous reverrons jamais, puisqu’il habite ici et pas moi.
 
Victoria Horton, Pagaie simple, Les Contrebandiers éditeurs, 2013, p. 58-59.
 
http://lescontrebandiers.free.fr/CATALOGUE/Images%20catalogue/COUV/pagaie-simple.jpgLe fil de l’eau aussi est celui d’une lecture, c’est sans doute pour ça que quelques pages plus loin l’auteur nous avoue n’y plus emporter de livres.
Victoria Horton, quand elle ne pagaie pas, est aussi l’auteur de deux romans chez Quidam, Grand ménage et Attachements

dimanche 27 mars 2011

j’avais pas le droit

Qui est le personnage principal d’Attachements, de Victoria Horton ? Anna (« elle » du deuxième extrait) ? Mais pour Anna, ne serait-ce pas plutôt Juliette (la voix du premier) ? Quant aux hommes… Attachements est un roman brillamment polyphonique, énigmatique aussi, où les histoires des personnages, d’une génération à l’autre se font écho sans se répéter vraiment, dans la fascination d’un personnage pour le destin d’un autre, qui en devient la mise en abyme – en abîme aussi, car on n’en finit pas de sonder des profondeurs vraiment noires.
On en lira plus sur Livre-addict ; et on en lira déjà un bout, pardon, deux bouts ici même :
 
 
Donc quand il a vu que ça allait comme ça lui il s’est barré à Champvallon. Donc moi j’ai dit J’attends. Si lui il s’en va moi je peux rester là.
Oui, mais ça ne pouvait pas durer. J’allais faire des courses il venait pendant que j’étais pas là, il emmenait ce que j’avais acheté. J’allais retirer de l’argent, je laissais l’argent dans la maison, il me l’emmenait, il me le prenait donc je me retrouvais sans rien et puis je n’avais qu’une moby… qu’un solex… qu’une mobylette, tu comprends, pour aller faire les courses et tout, c’était quand même pas facile. Que lui il avait sa voiture. C’était agaçant alors j’ai changé les serrures, j’avais pas le droit, le divorce était pas prononcé, j’avais pas le droit, la maison était autant à lui qu’à moi. Donc un jour il a cassé les carreaux pour rentrer, je pouvais rien faire, même pas porter plainte, les gendarmes m’ont dit Non, vous n’avez pas le droit de porter plainte, vous n’êtes pas divorcée. Je leur ai dit Vous rendez-vous compte ? Eh bien vous partez de la maison c’est tout, vous lui laissez la maison.
Donc c’est là que j’ai dit Ben oui, mais la maison on l’a achetée, la maison, moi je ne me vois pas… Alors l’assistante sociale elle m’a dit Vous inquiétez pas je m’occupe et dans huit jours vous avez un logement. Effectivement huit jours après j’avais un logement. Du coup je suis partie avec mes enfants, j’avais l’autorisation d’une assistante sociale, l’autorisation du maire et tout. Si je partais seule je me mettais en tort.
Je me suis retrouvée aux HLM de Brécy. Les aides ont duré six mois le temps que je me remette à flot.
Marcel il a continué trois ans tout seul, je sais pas trop ce qu’il faisait ni où il habitait, je crois qu’il est resté un peu dans la maison des Fourches et qu’il a squatté un peu partout, chez ton père peut-être, et puis chez qui tu sais, oui, oui, chez Roland.
 
Victoria Horton, Attachements, Quidam, 2011, p. 105.
 
Et elle me manqua, Maître, elle me manqua au-delà de toute mesure ; je passai des hivers éteints et des printemps morts à me languir d’elle, à espérer des lettres de Paris qui n’arriveraient que si rarement, si irrégulièrement, et dont le contenu toujours sibyllin, ou que j’estimais tel, me faisait imaginer une vie de plaisirs et de fêtes auxquelles je n’étais pas convié, une vie de découvertes intellectuelles que je ne partagerais pas, d’amitiés que je trouvais louches, d’amours que je voyais forcément ardentes et débridées. J’attendais surtout les séjours à Champvallon où elle viendrait me voir, ou bien ne viendrait pas, selon qu’elle aurait trouvé ou non le cran d’échapper à son père, à son frère, qui, dès qu’ils la voyaient au village, faisaient leur possible pour l’écarter de moi ; elle me ferait des promesses qu’elle oublierait, des cadeaux pour se faire pardonner, me dirait des paroles d’amour où son âme ne se tiendrait qu’un moment, m’offrirait des caresses brûlantes où elle jurait céder malgré elle.
Elle me demanderait l’impossible, m'appellerait au secours contre des dangers qu’elle ne m’expliquait pas et dont elle n’avait elle-même aucune vision claire, ne se donnerait que pour se reprendre aussitôt dans une crise de larmes qui, me laissant dépourvu et brisé, faisait monter en moi des envies de la gifler pour la faire taire, car elle parlait trop, Maître, à tort et à travers. Je la serrais dans mes bras, elle se calmait, j’étais heureux.
A l’infirmerie de la maison d’arrêt, que je fréquente davantage depuis qu’aux affres de l’insomnie s’ajoutent des étourdissements qui font craindre un malaise vagal, j’obtiens parfois d’être reçu par un jeune infirmier dont le profil, la démarche, la voix et jusqu’à cette manière de se tenir attentif me ramènent à des jours anciens.
 
Victoria Horton, Attachements, Quidam, 2011, p. 186-187.


Commentaires

J'avais perdu Marcel de vue depuis la fin de mes travaux et ce n'est que deux ans plus tard, vers la fin de l'été, très exacte­ment d'ailleurs l'été où nous vivions ensemble ici dans cette maison, toi et moi, te souviens-tu, Anna, qu'ayant trouvé un petit emploi chez notre boulanger il a fait son retour à Champvallon, aux commandes, si l'on peut dire, d'une 104 Peugeot verte. La 104 Peugeot, tu l'as oubliée aussi, j'imagine ... Laisse-moi te la raconter.
Cette voiture, c'était tout un poème. La portière avant côté conducteur était coincée, aussi devait-il se glisser par la droite pour atteindre son siège, contorsion qu'il effectuait avec agilité. Il a roulé sans pare-brise jusqu'à la mi-décembre; c'est qu'habitué depuis longtemps au froid, endurci même je dirais, il ne le craignait guère; il craignait surtout « les flics », ce en quoi il avait tort sans le savoir: « les flics» le laissaient généralement tranquille, sachant de lui beaucoup plus qu'il croyait; ils savaient pertinemment qu'il n'avait pas d'assu­rance et ne payait pas sa vignette. Sans doute éprouvaient-ils une certaine lassitude et préféraient-ils réserver leurs forces et leurs heures à de plus sérieux délinquants.
Et voilà qu'à la mi-décembre, la 104 est arrivée en bout de course. Il a acheté une Ami 8 de quatrième main à un pay­san, mais son erreur, c'est de n'avoir pas pensé à soulever le tapis. Le tapis, c'est son beau-frère qui l'a soulevé devant lui; ils ont alors découvert les marques d'une double-commande et le beau-frère en a fait des gorges chaudés, tu parles d'un cadeau de Noël, disait-il, Marcel s'était fait rouler! Il avait acheté une voiture d'auto-école!
Page 50
Commentaire n°1 posté par Moons le 28/03/2011 à 13h49
Déjà Juliette.
Réponse de PhA le 28/03/2011 à 22h33
On pourrait faire un jeu.
On amène chacun un bout du livre en commentaire et on essaye de le reconstituer. Celui qui y arrive gagne un abonnement d'un an chez Quidam.
Commentaire n°2 posté par Souricette le 28/03/2011 à 20h51
Parfois c'est aussi comme ça qu'on écrit.
Réponse de PhA le 28/03/2011 à 22h34
Ces commentaires datent déjà. En marge de la qualité du livre dont il est question, je partage l'avis de l'auteur du blog. Peut-on écrire un livre en débutant par A pour finr à Z? Enfin, peut-être que certains écrivains fonctionnent ainsi.
Commentaire n°3 posté par Michèle le 10/12/2012 à 18h39

vendredi 4 mars 2011

Ce billet ne parle pas du tout de littérature.


Dans la foule des gens sur le quai, à la descente du train, je dépasse un grand jeune homme. Un très grand jeune homme : il doit faire près de deux mètres. Un peu plus loin, dans un genre différent, un snowboard sur l’épaule, en voici un autre, bien plus grand encore, sans doute près de deux mètres dix. Je cherche en vain le sens de ces apparitions, je sais que c’est en vain : c’est la réalité – quand j’arrive à Paris, hier en fin d’après-midi, un grand type parmi la foule, puis un autre bien plus grand encore. Ne cherchez pas le sens.
J’allais à la rencontre consacrée à Victoria Horton, qui présentait ses Attachements aux Cahiers de Colette. J’aime sa façon de parler de son livre comme si elle l’avait vu s’écrire, en témoin. Ça a l’air polyphonique et violent sans le dire, je suis reparti avec. C’était bien, mais il y avait trop peu de monde – c’est trop souvent le cas, qu’il y ait trop peu de monde.
Puis je suis allé écouter Pierre Jourde interviewé par les Cosaques Olivier Maulin et Romaric Sangars. Belle soirée, chaude ambiance. J’aime l’écrivain, qui n’hésite pas à prendre le risque de dérouter son public ; son parcours m’intéresse, d’ailleurs j’en ai déjà parlé ici et là.
Il a d’abord été question de l’affaire Céline, à célébrer ou pas, c’est les Cosaques qui voulaient en parler apparemment. C’est un sujet qui m’intéresse et qui ne m’intéresse pas. Disons que ça m’intéresse seulement parce que pour moi c’est un non-sujet – et les non-sujets m’intéressent. Personnellement, les hommages aux écrivains, les anniversaires de leur mort ou de leur naissance, je suis contre (ou plus simplement : je trouve ça crétin) – et même pour les écrivains qui sont des braves types. Pierre Jourde aussi, d’ailleurs. Qu’on fête en 2012 le 80e anniversaire de la publication du Voyage, pourquoi pas. Mais célébrer les auteurs, des personnes, quoi, comme les saints autrefois, je trouve ça malsain, tiens. Et facile. Et trompeur. C’est faire semblant de s’intéresser à la littérature. On parle de l’auteur, et les livres c’est déjà presque de la déco. Au mieux, c’est ce qu’il a fait, ses positions, son destin qui compte. (Son physique ? bien sûr, ça compte aussi.) (Déjà en 2010 avec Camus je ne pouvais m’empêcher de me dire que la Peste, dans mon souvenir, ça n’est pas un si grand livre, par rapport à d’autres. Pourtant je n’ai rien contre Camus.) Mais enfin, ces anniversaires ont le mérite de rappeler à qui s’y intéresse un peu que la postérité ne rend pas justice à la littérature ; je ne crois pas du tout à ce mythe rassurant.
Mais ça va bien avec l’époque, cette mise en avant de l’écrivain au détriment de son œuvre. Ça me fait penser à Sollers, tiens. (Enfin, c’est Jourde aussi qui m’y fait penser.) En réalité je ne sais pas du tout ce qu’ils valent, les livres de Sollers ; son nom les cache, du coup je n’en ai jamais lu. Au fond, c’est quand même dommage : Sollers est une victime.
C’est dommage parce que c’est la littérature qui disparaît, même quand on croit parler de littérature. Ce billet, par exemple, ne parle pas du tout de littérature : il parle juste de la représentation de la littérature.
Il a été question aussi du travail de critique de Pierre Jourde, il nous a lu son article sur Philippe Djian, on s’est bien marré. Il a un vrai talent (Jourde, pas Djian) pour relever les travers d’écriture de ses contemporains. Bon, on le savait déjà ; d’ailleurs cet article-là je l’avais déjà lu sur son blog, mais ça fait du bien de rire un peu. Et ça ne fait de mal à personne, pas même à Djian ; un jour il faudra réfléchir aussi à l’étanchéité des cloisons entre les lectorats, qui nous vaut tous ces auteurs insubmersibles.
Mais en fait, Djian, moi, je ne l’ai jamais lu. Jamais eu l’idée. Pour cette grosse cavalerie, mon radar personnel me suffit. Les articles de Jourde, les charges, je les aime surtout parce qu’elles me font rire ; même si je reconnais la pertinence de l’argumentation. C’est bien de parler de la littérature qui n’en est pas vraiment en montrant en quoi elle n’en est pas vraiment, et c’est vrai que Pierre Jourde le fait très bien, mais au fond, je ne peux pas m’empêcher de penser que ça risque encore d’être une manière de ne pas parler de la littérature – puisqu’il s’agit de montrer en quoi ça n’en est pas. C’est pourquoi je me réjouis davantage quand le même Pierre Jourde nous parle d’Alexander Dickow, par exemple. Vous ne connaissiez pas ? C’est bien ce que je dis. (Eh flûte ! je m’aperçois que ce bel article a disparu des Confitures de culture, j’espère pour cause de publication en recueil ; ça lui fera quelques lecteurs en plus.)
Je disais l’autre jour la difficulté à parler des livres singuliers. En réalité je connais (façon de parler) pas mal de personnes qui le font de leur mieux, et souvent très bien. C’est souvent l’audience qui leur manque. C’est pourquoi on compte sur ceux qui ont non seulement le talent pour le faire mais aussi une meilleure sono. (Bon, c’est vrai : qui c’est çui-là qui veut mettre tout le monde au travail ? Désolé pour la déformation professorale.)
Quant à moi, à titre personnel, je me réjouis de la lecture (prochaine ?) de l’œuvre encore en cours de Jourde, son Maréchal absolu dont il nous a lu un bel extrait, c’était appétissant. Ce sera sûrement l’occasion de parler de littérature, quoi.
Et puis une fois rentré, encore une fois par un train qui, un peu après mi-chemin, n’existait plus, la SNCF est un esprit farceur, j’ai trouvé cet écho au silence de mardi ; bien sûr Claro qu’on va continuer à échouer mieux encore.



Commentaires

Les basketteurs prennent aussi parfois le train...
Commentaire n°1 posté par JEA le 04/03/2011 à 11h15
A l'accessoire du plus grand, c'était plutôt un snowboarder (c'est comme ça qu'on dit). ça donne d'ailleurs l'échelle : il portait sa planche sur l'épaule, dans la foule pressée sur le quai, et ladite planche passait largement au-dessus des têtes ; personne n'avait besoin d'y prendre garde.
Réponse de PhA le 05/03/2011 à 11h10
Ceci n'est pas un commentaire.
Commentaire n°2 posté par albin le 04/03/2011 à 11h46
Comment taire que c'en est un d'autant plus.
Réponse de PhA le 05/03/2011 à 11h08
Ce billet ne parle pas du tout de littérature.
Ben, il était temps, j'ai failli te prendre pour un écrivain 
Commentaire n°3 posté par Moons le 04/03/2011 à 17h56
Pas du tout : je ne suis que l'auteur de mes livres.
Réponse de PhA le 05/03/2011 à 11h06
"La peste" m'a toujours paru être un petit roman plein d'intentions, ce qui a dû le propulser auprès des profs de français ; Djian, commencé et laissé tomber. La littérature n'a pas besoin d'hommages, juste d'être lue. Et les auteurs n'ont pas beaucoup d'importance au fond.
Commentaire n°4 posté par Francesco Pittau le 04/03/2011 à 17h58
Disons que c'est sûrement assez facile de faire un cours dessus, il y a des accroches - mais le prof de français que je suis aussi par ailleurs n'a jamais été tenté. Les auteurs, non seulement ils n'ont pas beaucoup d'importance, mais ils sont même plutôt un obstacle dans l'accès à leur oeuvre, parfois même à leur corps défendant.
Réponse de PhA le 05/03/2011 à 10h54
C'est l'heure de Lapérouse. Vous auriez de la Boussole ?
Commentaire n°5 posté par Dom A. le 04/03/2011 à 19h16
Je peux vous servir un doigt d'astrolabe.
Vous me rappelez un petit regret ; à cause du train je n'ai pas pu rester trinquer avec les Cosaques et leur invité ; je me rattrape (même si c'est un peu tôt dans la journée).
Réponse de PhA le 05/03/2011 à 11h05
Déjà peu de temps pour lire, alors en parler...
Commentaire n°6 posté par Zoë le 04/03/2011 à 19h57
Entre les secondes, il y a du temps qui se cache : cherchez bien !
Réponse de PhA le 05/03/2011 à 11h00
Parfaitement en accord sur tout, et sur Jourde notamment, mais je ne peux plus dire (désormais) la même chose pour Sollers, dont j'ai lu cette année un livre (si !) que j'ai bien aimé...
Ah, les anniversaires... Même les anniversaires de naissance sont barbants et vains, si on y réfléchit.
Commentaire n°7 posté par Sophie K. le 04/03/2011 à 21h43
Quand je vous dis que Sollers est une victime !
(Oui, même dans le privé, les anniversaires... On devrait fêter tous les jours ceux qu'on aime.)
Réponse de PhA le 05/03/2011 à 10h46
"Et les auteurs n'ont pas beaucoup d'importance au fond", écrit Francesco Pittau :
et à la surface ?
Commentaire n°8 posté par Dominique Hasselmann le 05/03/2011 à 10h14
Je suis assez d'accord avec ça, et même encore plus, d'ailleurs. J'ai déjà lu ou entendu je ne sais plus où que j'étais un auteur "modeste" ; c'était un compliment bien sûr mais ce n'est pas du tout la réalité : on a juste pris pour une qualité ce qui n'est qu'une conviction.
Réponse de PhA le 05/03/2011 à 10h59
@DH. Et à la surface, juste pendant le temps de l'actualité.
Commentaire n°9 posté par Francesco Pittau le 05/03/2011 à 11h02
Cela dit vous approuve, partage vos impressions.
Commentaire n°10 posté par albin le 05/03/2011 à 14h05