jeudi 24 septembre 2020

Coucou perte

Tiens, lis ça, et mets-y le rythme qu’il faut. C’est la page 80 de Coupe courte, ou de Coucou perte, de Julien d’Abrigeon, récemment paru aux éditions LansKine. 




mercredi 23 septembre 2020

Notes sur les noms de la langue (28)

Qu’est-ce donc que cette « première personne du pluriel » ? Ce n’est pas parce que je ne suis pas tout seul que je suis plusieurs.




mardi 22 septembre 2020

lundi 21 septembre 2020

Entre grolars

Zoologiques est un recueil de conversations qui vient de paraître chez Fata Morgana sous la plume d’Eric Chevillard – sans doute l’a-t-il empruntée à l’un des deux perroquets qui y conversent : ils y sont les seuls oiseaux. Monsieur et Madame (ou plutôt « Elle » et « Lui ») partagent le même enclos / la même cage / le même vivarium et y sont bien sûr de la même espèce, à l’exception notable toutefois de Monsieur Grizzly et de Madame Ourse polaire, dont je vous livre ci-dessous un échantillon de la conversation, on comprendra pourquoi :


LUI – Bon, déjà une chose acquise : nous ne déjeunerons pas ensemble. On fait chambre à part aussi ?

ELLE (un peu gênée) – Hm… il se trouve que nous sommes génétiquement compatibles. La chose a été prouvée… il y a même eu quelques naissances.

LUI – De magnifiques petits oursons ?

ELLE – Des grolars.

LUI – Des gros lards… !?

ELLE – Grolars, des grolars… C’est un mot-valise anglais… a suitcase word… la compression de grizzly et de polar bear… grr… olar… grolar… des grolars.

LUI – En français, ça fait gros lards.

ELLE – Qu’on le veuille ou non. On entend gros lards.

LUI – Nous sommes des ours français, par le fait. Nos petits seront appelés gros lards. Ils seront des objets de risée. On se moquera d’eux. Avons-nous le droit de leur infliger ça ?


Voilà. Ou plutôt, nous voilà, nous voici, Eric Chevillard et moi, dans le même enclos : celui des écrivains qui prennent le grolar comme sujet (rappelez-vous mes Notes sur les noms de la nature). C’est le début d’une nouvelle communauté littéraire. Nul doute que nous sommes prêts à faire des petits.



lundi 14 septembre 2020

Notes sur les noms de la langue (25)

Si synonyme n’a guère de synonymes, force est de constater que son antonyme antonyme est le synonyme de contraire.




dimanche 13 septembre 2020

Kree

Donc j’ai lu Kree, de Manuela Draeger. Il est paru au début de l’année 2020, il fait partie de ces livres qui ont encore plus de chances que les autres d’être oubliés. Ce serait dommage. Ce serait d’autant plus dommage pour les lecteurs qui ne connaîtraient pas encore l’œuvre d’Antoine Volodine. Kree en est une nouvelle entrée très accessible, notamment parce que c’est clairement un roman, et qu’on y a clairement un personnage principal, Kree Toronto, dont on suit les vies (et là quand même permettez-moi de glisser un pluriel discret). C’est une jeune femme, l’une des plus badass de tout le post-exotisme. Je ne raconte pas n’importe quoi en disant que c’est aussi un roman d’amour et d’amitié, et aussi un roman politique. Tout ça, c’est vrai, mais ne vous y trompez pas : je l’écris juste pour racoler le lecteur. Ça ne vous dit pas pourquoi je ne voulais pas qu’il s’arrête à la fin. Ça ne vous dit pas pourquoi j’aime tout ce qu’écrit Volodine. Je n’essaierai pas. Il est plus facile d’ouvrir le livre au hasard, tiens, voilà, page 232, et d’en recopier quelques lignes, juste histoire de brouiller un peu tout ce que je viens de dire.

« Un jour il a l’impression que dans le voisinage immédiat s’est formé un deuxième œuf et, six à sept semaines plus tard, il sent un très doux contact entre eux deux. L’échange dure, d’abord avec des intermittences, puis en continu. C’est Smoura Tigrit. Elle sait son nom. Elle en est fière, d’après elle c’est un nom d’origine ybüre, et le nombre de survivants ybürs est infime. Griz Uttikuma objecte que le nombre de survivants des autres peuples est infime, lui aussi, quel que soit le peuple. Ce constat lugubre les fait rire. Sur des plaisanteries noires de ce genre se noue leur amitié. »

Kree, comme les autres publications de Manuela Draeger qui ne sont pas destinées à la jeunesse, est paru aux éditions de l’Olivier.




jeudi 10 septembre 2020

lundi 7 septembre 2020

dimanche 6 septembre 2020

Un masque pour Raphaël

« Les personnages sont légèrement masqués pour laisser sa place à la littérature, mais oui c’est presque tout à fait eux » (Carla, Justine et les autres). C’est Paris-Match qui cite Raphaël Enthoven parlant de son dernier premier roman. Si vous voulez faire de la littérature, mettez un masque à vos personnages, et le tour est joué. C’est quand même pas compliqué. (Nos dirigeants aussi sont certainement de grands littérateurs.)

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samedi 5 septembre 2020

Notes sur les noms de la langue (22)

Le lexicographe connaît de nombreux noms communs qui ne le sont pas du tout. Paul Robert était lexicographe. Il se vengeait peut-être d’avoir pour sa part un nom propre très commun.





mercredi 2 septembre 2020

Trois ductions de Kubla Khan dans la revue Catastrophes, 3e et dernière partie

Voilà : la très belle revue de poésie Catastrophes me fait le plaisir et l’honneur de publier mes Trois ductions de Koubla Khan, un texte dont je ne prendrai pas le risque de préciser le genre et qui m’est très cher. Les deux premières parties sont déjà parues ; vous pouvez les (re)lire en cliquant d’abord ici puis là. Et voici donc la troisième et dernière, cliquez donc encore une fois.

mardi 1 septembre 2020

Notes sur les noms de la langue (21)

Parfois, pour « mot », on dit « terme » ; même quand ce n’est pas le mot de la fin. Le mot termine la chose. Sans mot, la chose n’est pas terminée. La terminologie est une fin. « Le mot, c’est la mort sans en avoir l’r », faisait dire Michel Arrivé à l’un de ses personnages. Ce romancier n’était pas linguiste pour rien. Ce linguiste n’était pas romancier pour rien.



samedi 29 août 2020

Les trencadis de Niki de Saint-Phalle et Caroline Deyns

Trencadis est un mot catalan qui désigne « un type de mosaïque à base d'éclats de céramique, typique de l'architecture moderniste catalane. (…) Les architectes catalans Antoni Gaudí et Josep Maria Jujol utilisèrent le trencadis dans de nombreux projets, dont le parc Güell est sans doute le plus célèbre » (oui, quand je ne connais pas quelque chose, je fais comme beaucoup de gens : je regarde Wikipédia). C’est là – dans le parc Güell – que Niki de Saint-Phalle retient ce mot que Caroline Deyns retient à son tour pour en faire le titre du roman qu’elle consacre à sa vie. Et ce titre de roman n’est pas simplement un titre de roman : c’est un titre d’œuvre plastique, évoquant le genre et la technique employée. Un titre programmatique. Autrement dit, bien sûr qu’on peut dire que Trencadis est indiscutablement un roman de Caroline Deyns sur la vie de Niki de Saint-Phalle mais, ce qui me touche particulièrement, c’est que c’est aussi un trencadis sur la vie de Niki de Saint-Phalle. Celle qui écrit a adapté sa façon d’écrire à son sujet, la vie de celle qui crée, qui érige, qui compose les œuvres que nous connaissons. C’est une écriture en mosaïque qui nous retrace, mais par fragments brisés, une vie, un destin de femme et d’artiste, en multipliant les points de vue, en convoquant aussi bien des témoignages directs que des fictions révélatrices, et nous donne ce roman émouvant et beau qui vient tout juste de paraître chez Quidam.



lundi 24 août 2020

Notes sur les noms de la langue (20)

Le vocabulaire est constitués de vocables. Mais on préfère dire « mots ». Qu’est-ce qui motive ce choix ?



mercredi 12 août 2020

Exerce-toi à disparaître.

 croque misère



en fait comme un S, tu sens

tu sens insidieusement une volonté

un être dehors vouloir


v, vouloir entrer pénétrer tes entrailles

juvéniles ou vierges


quelqu'un vouloir

un barbare civilisé ayant parlé

à ta place un S autour de ton cou et tirant


comme le boucher la viande

un étranger prendre maîtrise

de l’intérieur nœud

œuf le tien aujourd'hui la guerre civile


le viol est fini, l’étranger horde

dehors, dehors le pénétrant,

ne plus ne plus


être bouleversé et le souvenir du S

apporte son lot de fantômes

elle accrochée à la chambre froide

viande violée prête-à-manger

intérieur sans jamais trouver centre


cette femme en veut à celui

qui jamais n’a trouvé centre


maison tourne autour d’elle

un mal il veut entrer et poser



C’est de Mathieu Brosseau, c’est tiré de L’exercice de la disparition, paru au Castor Astral au mois de juillet 2020, avec des dessins de Ena Lindenbaur. Quand il n’écrit pas de la poésie, Mathieu Brosseau écrit aussi des romans (mais je ne suis pas certain que ce ne soit pas la même chose), comme Data Transport chez l’Ogre et plus récemment Chaos chez Quidam.



samedi 8 août 2020

Notes sur les noms de la langue (19)

Les mots qui n’appartiennent pas au vocabulaire ne sont pas des mots. Mais on peut faire comme si c’en était.



vendredi 7 août 2020

Notes sur les noms de la langue (18)

Les mots veulent dire quelque chose. Si toi aussi tu veux dire quelque chose, mets-toi d’accord avec eux.



mercredi 8 juillet 2020

En attendant les singes rouges



Ce blog marquant une petite pause, il est temps d’y annoncer la parution, le 22 octobre, de mon septième titre chez Quidam : les singes rouges. Il me tient particulièrement à cœur, mais il est encore trop tôt pour en dire davantage. En attendant, on peut me lire en format numérique aux éditions Le Nouvel Attila, qui ont eu l’idée d’organiser un concours ouvert à tous pendant le confinement, dont je suis l’un des six lauréats. Ça s’intitule Est-ce le livre en question ?, ça pouvait difficilement s’intituler autrement ; vous verrez. Bel été à tous.


Est-ce le livre en question ?


lundi 6 juillet 2020

Notes sur les noms de la langue (17)

Contrairement au féminin et à la pensée courante, le masculin non plus n’a pas sa place dans la grammaire française,

car l’absence de marque du masculin

est la marque de l’absence du masculin.



dimanche 5 juillet 2020

Ce qui tombe

- Tu tombes ?

- On tombe toujours

- Alors on tombe ensemble ?

- En parallèle

- En parallèle… on ne se rencontre jamais

- On est côte à côte

- En chute libre ?

- A la même vitesse

- Mais… on communique ?

- Par des chemins couverts

- Et… on se croise ?

- Pas dans la réalité

- La réalité… c’est la vérité ?

-


Cati Roman et Fabien Drouet sont deux enfants marqués par la gravité. Ursula Caruel dessine leur chute. Ça s’appelle Ce qui tombe et c’est chez Gros Texte.



samedi 4 juillet 2020

Notes sur les noms de la langue (16)

On croit que le singulier existe en grammaire, mais il faut croire que rien n’est vraiment singulier,

car l’absence de marque du singulier

est la marque de l’absence du singulier.



vendredi 3 juillet 2020

Notes sur les noms de la langue (15)

Le présent n’existe pas : ses terminaisons n’indiquent que la personne. Pas de présent. Pas de cadeau.



jeudi 2 juillet 2020

Tu comprends mon insistance ?

L’insistance de l’insecte à vouloir passer à travers la vitre tient à deux perceptions concomitantes et contradictoires. La lumière affirme l’espace libre, le choc affirme l’inverse, que confirme la possibilité de marcher à même cette surface invisible. Je marche dessus et en même temps elle n’existe pas à ma vue. Je marche sur quelque chose qui n’existe pas mais qui existe puisque je marche dessus. Je ne vois pas quelque chose qui existe mais qui n’existe pas puisque je ne le vois pas. Je ne vois pas quelque chose qui n’existe pas mais qui existe puisque je marche dessus. Je marche sur quelque chose qui existe mais qui n’existe pas puisque je ne le vois pas. Je ne vois pas quelque chose qui n’existe pas mais qui existe puisque je marche dessus. Je marche sur quelque chose qui existe mais qui n’existe pas puisque je ne le vois pas. Je ne vois pas quelque chose qui n’existe pas mais qui existe puisque je marche dessus. Je marche sur quelque chose qui existe mais qui n’existe pas puisque je ne le vois pas. Je ne vois pas quelque chose qui n’existe pas mais qui existe puisque je marche dessus. Je marche sur quelque chose qui existe mais qui n’existe pas puisque je ne le vois pas. Je ne vois pas quelque chose qui n’existe pas mais qui existe puisque je marche dessus. Je marche sur quelque chose qui existe mais qui n’existe pas puisque je ne le vois pas. Tu comprends l’insistance de l’insecte ? Tu comprends mon insistance ?



mercredi 1 juillet 2020

Notes sur les noms de la langue (14)

Parfois le passé composé se décompose et d’aucuns le prennent pour un présent : je suis mort.


mardi 30 juin 2020

Regarde : c'est le nouveau livre de Pascale Petit


Pascale Petit a écrit un nouveau livre. J’ai lu tous les autres, je crois. J’ai envie d’écrire un billet dessus, pour vous en donner une idée, mais avec ses mots à elle. Je vais choisir une phrase par page en commençant par la première et à un moment je sentirai que j’aurai fini ce billet. (On parle de « billet » pour les articles d’un blog comme pour les lettres d’amour – ça tombe bien, vous allez voir.) (Vous pouvez aussi avoir envie d’écrire un véritable article sur ce livre ; Bruno Fern en a écrit un avec ses mots à lui : c’est ici.) Voici mon billet.

Regarde, je dors et je n’ai pas eu le temps d’ôter mes vêtements. Regarde bien, il n’y a pas que l’arc et le carquois avec des flèches. Regarde, je suis allongée sur ce divan. Regarde, je suis pâle, mon cœur bat vite, j’ai peur, on le comprend : tu es mon futur et ne le sais pas. Regarde, je sais déplacer les objets, c’est une des premières choses que j’ai apprises. Et nous devenons minuscules parce que nous sommes loin l’un de l’autre. Regarde, je viens de me réveiller au milieu de la nuit. Regarde, je regarde quelque chose qui est à côté de quelque chose que tu regardes en tournant lentement les pages d’un livre sans les lire. Je n’entends rien prouver. Je me demande si les belles rencontres relèvent du rêve ou de l’histoire parallèle. Les précipités de mélancolie sont au point. Tu brilles (ton absence). Les boiseries sont tourmentées. C’est ma chanson préférée pour voix assez seule. Invente-moi une machine, j’ai envie d’une machine. J’ai déjà fait le sacrifice du velours comme une héroïne qui quitte le passé. Que dois-je comprendre quand tu me dis que sur quatre cents roses, tu en as sauvé sept ?

Je me suis arrêté à la page 30, et je crois que j’ai fini d’écrire ce billet avec ces mots qui ne sont pas de moi. J’ai juste oublié de vous dire que son titre est l’Audace et qu’il est publié chez Nous.



samedi 20 juin 2020

Avec les Barbares


Voilà, j’ai terminé la lecture des Barbares, de Jacques Abeille. Ça m’a pris du temps. Bien sûr c’est un assez gros roman, mais la raison est ailleurs. Quand on chemine en bonne compagnie – ça pourrait être un résumé du roman « chevaucher en bonne compagnie » –, on n’a pas envie que ça s’arrête. Le Professeur non plus – narrateur des Barbares –, il n’avait pas envie que ça s’arrête. Et pourtant tout s’arrête : les quêtes, les livres et la vie. Mais les livres au moins ont cette chance de renaître : lire les Barbares, c’est aussi relire les Jardins statuaires, dont celui-ci n’est pas seulement la suite. Les Jardins statuaires y sont devenus un livre, le Professeur en sera le traducteur, un livre dans un autre livre donc, dont la lecture est une invitation, autoritaire et douce, à prendre la route pour voir ce qu’il en est, maintenant que le temps a passé. Ce qu’il en est ? Une œuvre qui compte parmi ce que la littérature d’imagination peut nous offrir de plus beau.




mardi 16 juin 2020

mardi 9 juin 2020

Notes sur les noms de la langue (2)


L’adjectif « qualificatif » qui suit « adjectif » dans l’expression « adjectif qualificatif » est plutôt un adjectif relationnel.




lundi 8 juin 2020

mercredi 3 juin 2020

Nouvelles très brèves (84) (et très à chute)


Bien sûr c’est l’histoire d’une chute. Bien sûr il y joue le premier rôle. Mais on a quand même un peu de mal à imaginer comment, surtout de sa hauteur, il puisse se faire mal, le serpent.




mardi 2 juin 2020

Nouvelles très brèves (83) (et très à chute)


Ce n’était pas ce qu’elle aurait voulu, mais c’était sans doute son destin : elle avait beau chercher toutes les issues possibles, à chaque fois, cette nouvelle tombait mal.




lundi 1 juin 2020

Nouvelles très brèves (82) (et très à chute)


Et tandis qu’il laissait retomber doucement ce couvercle de WC qui n’en finissait pas de retomber, il eut l’idée d’introduire un peu de suspense dans son genre littéraire favori : il appellerait cela « la nouvelle à frein de chute ».




samedi 30 mai 2020

Nouvelles très brèves (81) (et très à chute)


En consultant Tripadvisor, il apprit que The Fox Inn, The Old Bell and Crown, The Lion at Clanville, The George Inn Restaurant, The Crown Inn et The Hare & Hounds étaient les six meilleurs restaurants à Chute. Mais il y en avait bien d’autres dans cette bourgade de l’East Wilshire.




vendredi 29 mai 2020

Nouvelles très brèves (80) (et très à chute)


Comme il avait à cœur de se documenter sur la question, il apprit que parmi tous les viscosimètres existants, les plus précis – à condition toutefois de disposer d’un chronomètre – étaient les viscosimètres à chute de billes.




mercredi 27 mai 2020

Nouvelles très brèves (79) (et très à chute)


– Qu’est-ce que tu lis ?
– Une nouvelle.
– A chute ?
– Je ne sais pas encore, je n’ai pas fini.
– Ça s’appelle comment ?
La Chute de la maison Usher.




mardi 26 mai 2020

Nouvelles très brèves (78) (et très à chute)


Cela lui prit pas mal de temps mais enfin il finit par le comprendre : à la fin d’une nouvelle à chute, l’absence de chute elle-même est une chute.