C’est un roman peut-être ou peut-être un poème. On part d’un sujet sociétal – la narratrice est une « femme abîmée », nous dit la quatrième ; et cette blessure est aussi un héritage de sa propre mère. Et on part, car l’histoire est aussi, est surtout, celle d’un départ. Partir, se départir, plutôt. Échapper aux injonctions, qui peuvent être douces comme celles du premier amour, ou violentes comme celles de celui qui n’en fut jamais un. Qui peut même venir – l’injonction – de celle, de ceux qui prétendent venir en aide (on est déjà parti, on n’est pas arrivé). Jusqu’à enfin se trouver soi-même, à l’autre bout du monde.
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lundi 25 mai 2026
lundi 13 juin 2022
Les noms d’oiseaux aussi sont des mots d’amour.
Nous serions des urubus
Des mésanges charbonnières
Pêcherions comme des martins le soir au coin du feu
Et en mignons
Troglodytes et faucons
Nous fuirions les ravins
Pour décoller sans retour
Les retours c’est pour les couples
Qui cendrent à petits feux
Sur les brindilles de pacotille
Alors que nous
Aurions vingt ans, à quarante ans
Charlotte Monégier fait dialoguer ses amoureux, qui sont aussi des amoureux de l’amour qu’ils rêvent, Elle et Lui, aux éditions Lunatique ; ça vient de paraître.
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