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samedi 20 juin 2020

Avec les Barbares


Voilà, j’ai terminé la lecture des Barbares, de Jacques Abeille. Ça m’a pris du temps. Bien sûr c’est un assez gros roman, mais la raison est ailleurs. Quand on chemine en bonne compagnie – ça pourrait être un résumé du roman « chevaucher en bonne compagnie » –, on n’a pas envie que ça s’arrête. Le Professeur non plus – narrateur des Barbares –, il n’avait pas envie que ça s’arrête. Et pourtant tout s’arrête : les quêtes, les livres et la vie. Mais les livres au moins ont cette chance de renaître : lire les Barbares, c’est aussi relire les Jardins statuaires, dont celui-ci n’est pas seulement la suite. Les Jardins statuaires y sont devenus un livre, le Professeur en sera le traducteur, un livre dans un autre livre donc, dont la lecture est une invitation, autoritaire et douce, à prendre la route pour voir ce qu’il en est, maintenant que le temps a passé. Ce qu’il en est ? Une œuvre qui compte parmi ce que la littérature d’imagination peut nous offrir de plus beau.




lundi 20 août 2018

– Peut-être ignorez-vous, Monsieur, que dans notre pays on cultive les statues.


« Pourtant d'autres contrées sont à venir. Il y aura des pays. »
« J'étais entré dans la province des jardins statuaires. »
«  – Peut-être ignorez-vous, Monsieur, que dans notre pays on cultive les statues. »

Je ne vais quand même pas écrire un billet sur les Jardins statuaires, de Jacques Abeille, que vous connaissez forcément. Comment ? Vous n'avez encore jamais lu Jacques Abeille ? Heureux êtes-vous, qui donc allez le découvrir.



dimanche 9 octobre 2016

En lisant Cendres des hommes et des bulletins


A force de les regarder, certains tableaux finissent par nous raconter une histoire. A force de regarder les Mendiants de Bruegel, le tableau bouge dans l'esprit du dessinateur Sergio Aquindo, et dans celui de l'écrivain Pierre Senges, pour devenir une sorte d'épopée palimpsestique, putative et burlesque qui nous parle des hommes qui croient ne pas être ce qu'ils sont - à moins qu'ils ne croient être ce qu'ils ne sont pas. Ça devient donc un livre, Cendres des hommes et des bulletins, publié par Le Tripode, et c'est très beau, regardez (et regardez donc aussi chez chez Sergio Aquindo) :