Voilà, j’ai terminé la lecture des
Barbares, de Jacques Abeille. Ça m’a pris du temps. Bien
sûr c’est un assez gros roman, mais la raison est ailleurs. Quand
on chemine en bonne compagnie – ça pourrait être un résumé du
roman « chevaucher en bonne compagnie » –, on n’a pas
envie que ça s’arrête. Le Professeur non plus – narrateur des
Barbares –, il n’avait pas envie que ça s’arrête. Et
pourtant tout s’arrête : les quêtes, les livres et la vie.
Mais les livres au moins ont cette chance de renaître : lire
les Barbares, c’est aussi relire les Jardins statuaires,
dont celui-ci n’est pas seulement la suite. Les Jardins
statuaires y sont devenus un livre, le Professeur en sera le
traducteur, un livre dans un autre livre donc, dont la lecture est
une invitation, autoritaire et douce, à prendre la route pour voir
ce qu’il en est, maintenant que le temps a passé. Ce qu’il en
est ? Une œuvre qui compte parmi ce que la littérature
d’imagination peut nous offrir de plus beau.
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samedi 20 juin 2020
lundi 20 août 2018
– Peut-être ignorez-vous, Monsieur, que dans notre pays on cultive les statues.
« Pourtant d'autres contrées sont à venir. Il y aura des
pays. »
« J'étais entré dans la province des jardins statuaires. »
« – Peut-être ignorez-vous, Monsieur, que dans notre pays
on cultive les statues. »
Je ne vais quand même pas écrire un billet sur les Jardins statuaires, de Jacques Abeille, que vous connaissez forcément.
Comment ? Vous n'avez encore jamais lu Jacques Abeille ?
Heureux êtes-vous, qui donc allez le découvrir.
dimanche 9 octobre 2016
En lisant Cendres des hommes et des bulletins
A force de les regarder, certains tableaux finissent par nous raconter une histoire. A force de regarder les Mendiants de Bruegel, le tableau bouge dans l'esprit du dessinateur Sergio Aquindo, et dans celui de l'écrivain Pierre Senges, pour devenir une sorte d'épopée palimpsestique, putative et burlesque qui nous parle des hommes qui croient ne pas être ce qu'ils sont - à moins qu'ils ne croient être ce qu'ils ne sont pas. Ça devient donc un livre, Cendres des hommes et des bulletins, publié par Le Tripode, et c'est très beau, regardez (et regardez donc aussi chez chez Sergio Aquindo) :
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