vendredi 14 mars 2014

vitesse de libération


Délibérément méta-littéraire, l’œuvre de Chevillard n’entend pas construire son propre discours d’accompagnement, pas plus qu’elle ne cherche à invalider les formes littéraires reçues : son intention tient plus d’une volonté d’affranchissement. Ce qu’en physique on nomme la « vitesse de libération » : jusqu’où lui faut-il accélérer le rythme de ses inventions pour s’arracher à l’attraction topique, au déjà-dit, aux lieux communs les mieux partagés ?
 
Dominique Viart, « Littérature spéculative », Pour Eric Chevillard, Collectif, Minuit, 2014, p. 71
 
Et si commenter l’œuvre d’Eric Chevillard, ce n’était rien d’autre que de parler de littérature ?



 

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