Tiens : mes Abécédaires du dimanche sont sur la table de la librairie Kléber, à Strasbourg, consacrée à la contrainte en littérature, juste à côté des Exercices de style de Raymond Queneau qui m’ont tant réjoui quand je les ai découverts à l’adolescence. Allez, je m’envoie cette photo à moi-même dans le passé : elle m’aura fait plaisir.
On peut se demander l’intérêt de s’imposer des contraintes. Les intérêts, plutôt, car ils varient selon le projet. Mais il y en a un qui, à mes yeux, précède tous les autres : c’est la liberté. La liberté de choisir sa contrainte. Car tout est contrainte : dans la vie d’abord, dans l’écriture aussi – quoi qu’on écrive. Alors, choisir librement de s’imposer une contrainte, c’est d’abord simplement un geste poétique de libération paradoxale.

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