N'est-ce pas le livre en question ? de Pierre de Valévoux
Présentation sur le site des éditions DO
Un extrait :
Article de Louri Chrétienne de Penanros, dans le Monde :
Article d'Anne Randon, sur Benzine
"N’est-ce pas le livre en question ? – on remarquera la forme interro-négative qui ne laisse guère de doute sur la réponse – est un livre qui se moque des codes et qui se moque de nous. Qui nous provoque, même. C’est le monde à l’envers, un livre où l’auteur nous interroge, un livre qui, au lieu de nous apporter des réponses, nous pose des questions"
Article d'Eric Arlix, sur TINA
" Mais quel est donc ce livre ?
Qui se cache derrière ce pseudo ?Mais pourquoi le livre n’est pas folioté ?
Est-ce qu’un livre de questions questionne vraiment ?
Est-ce un livre conceptuel (que l’on va feuilleter sans le lire) ou un livre pratique (que l’on va vraiment utiliser pour s’auto analyser) ?"
Article de Jules Vipaldo, dans la revue COLLATERAL :
(...) Face à l’enchaînement, logique et implacable, des questions qui nous sont posées, tout au long de ce livre, face aussi à leur inéluctabilité comme à leur perspicacité, un trouble s’installe dans la conscience du lecteur, quand bien même il ne serait pas dupe du procédé utilisé ni de l’ironie goûtée ou partagée, même à ses dépens ! Une sorte de tremblement du sens et d’ébranlement de ce fatras de croyances, de souvenirs, de pensées-parasites et de refoulés sur quoi soi repose, qui peuvent conduire à une grande perplexité, voire à un vertige, comme lorsqu’on se tient à proximité d’un abîme ; celui qui s’ouvre en vous, comme en soi, ou bien, entre soi et soi, chancelant sur place, au bord du précipice, tel un boxeur saoulé de questions, sonné par cette avalanche de coups, et sur le point littéralement de perdre pied, cueilli par un ultime crochet, celui du POING d’interrogation.
Article de Marc Verlynde, sur la Viduité
"N’est-ce pas le livre en question esquisse une conception, in absentia, de l’individu – au mieux une pierre – avec lequel « on » entre en résonance.
Prenons Pierre de Valévoux à son propre jeux : ne lui posons aucune question pour détourner l’absence de réponse, définitive, que l’on ne saurait opposer à celles obsédantes par lesquelles il s’impose. On ne se demandera pas qui peut-être cet auteur qui si bien parvient à s’absenter de son texte, qui apparaît dans une continuité en creusement, peut-être, avec Sans son style/Avec mon stylo, qui semble se cacher derrière un hétéronyme aux allures de joyeux calembours : combien de pierre valez-vous ? ""
L'avis d'Eric Pessan, écrivain, sur Facebook et Instagram :
Pourquoi
dites-vous que vous étiez plus jeune ?
Qu’est-ce que cela
veut dire, être plus jeune ?
Qu’est-ce que cela veut dire,
être enfant ?
Cela signifie-t-il que vous n’étiez pas la
même personne ?
Cela signifie-t-il que vous n’étiez pas la
même personne, puisqu’on vous appelait autrement ?
Qu’est-ce
qui vous permet d’affirmer que vous étiez la même personne
?
Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que vous étiez la
même personne, alors qu’on vous appelait autrement ?
Qu’est-ce
qui a perduré ?
Qu’y a-t-il de commun entre la personne que
vous avez l’impression d’avoir été et celle que vous êtes ?
Ce
qu’il y a de commun entre vous et vous suffit-il à affirmer que
vous êtes la même personne ?
Êtes-vous la même personne ?
« N’est- pas le livre en question ? » est un ouvrage composé uniquement de question. Des pages et des pages de question sur l’identité, la vie, la mort, le temps, avec des questions récurrentes. « N’est-ce pas le livre en question ? » est un livre obsédant, un livre qui plante ses crocs et ne lâche jamais le morceau. Il y aurait deux façons de lire ce livre-là : comme une plaisanterie un peu arty, lancée par un auteur sous pseudonyme (spoil : Pierre de Valévoux n’existe pas) et rattrapée par un excellent éditeur de littérature. Il est aussi possible de le lire comme une chose sérieuse, un amoncellement de ces questions tellement vastes que l’on tente de vivre en les ignorants. « N’est-pas le livre en question ? » creuse et creuse encore la banalité de questions essentielles, et ne tente surtout pas d’ajouter des réponses, l’auteur masqué derrière sa pierre, connait peut-être cette citation de Maurice Blanchot : « La réponse est le malheur de la question ».
Eric Pessan, écrivain.
Note de la librairie La Tête ailleurs (Paris 11e)
Lecture d'Absolut_Jan, sur Babelio :
Il n'est déjà pas certain que le livre dont il est question en soit un, de livre.
Il n'est pas "un" livre s'il en est l'absence, à moins qu'il ne soit le livre zéro, à l'origine d'autres.
Il serait alors unique, sans être un mais une infinité de livres. Il serait donc universel.
Ce ne serait surtout pas un "livre" s'il n'était qu'une intention de livre, une seule invitation à livres ou un jeu de rôles expérimental. Peut-être est-ce plutôt une perspective de livre dont la ligne aurait été tracée au-delà du cadre par un auteur jusqu'au-boutiste.
C'est un livre qui pose question. Et pas qu'une. (...)


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