jeudi 29 septembre 2016

dans la corbeille (3)

Donc vous avez bien compris que non seulement l'extrait ci-dessous ne sera pas dans le roman à paraître en février, mais qu'il n'y a strictement rien de commun entre ce passage et le roman annoncé : ni dans le ton, ni dans le style ni dans le sujet. En tout cas moi je n'ai rien vu.


C’est en revenant dans ma peau que j’ai remarqué quelque chose d’inhabituel : j’avais peur du noir. Ce noir n’avait pourtant rien de bien effrayant. Alors j’ai consulté mes traits de caractère et j’ai constaté que je n’étais pas seulement amical comme je le croyais jusqu’à présent, j’étais aussi lâche. Ça ne m’a pas plu, d’être lâche. Je n’avais pas prévu ça. Bien sûr, l’imprévu est prévu, et heureusement car sinon ma vie ne vaudrait pas la peine d’être vécue. Mais tout de même, à quoi cette lâcheté va-t-elle bien pouvoir me servir ? Je n’ai aucun besoin d’être lâche. La lâcheté ne me sera d’aucune utilité dans le projet qui est le mien. Je ne pense pas qu’elle soit d’une grande nuisance non plus, mais tout de même, elle prend la place d’un autre trait de caractère plus nécessaire. D’autant plus que je n’ai toujours pas le sens de l’humour, qui me serait bien plus utile.  

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