mardi 1 mai 2018

Berlin on/off


Berlin on/off de Julien Syrac est trois fois le monologue intérieur d'un jeune aspirant artiste – trois car il y a trois parties, trois nouvelles si vous voulez, intitulées chacune par leur incipit (« En attendant la poétesse israélienne », « Debout sur le podium », « Le marteau à la main » ; tiens, ça aurait pu en faire un autre, d'incipit, en les collant bout à bout) ; trois fois le monologue intérieur d'un jeune aspirant artiste disais-je qui n'est pas forcément le même, ou peut-être que si peu importe, lequel vasouille dans les milieux underground et berlinois de l'art, poétique ou plastique même combat, à faire l'accompagnateur de poètes, le modèle nu (qui n'avait pas prévu de le faire devant sa colocataire) ou l'apprenti sculpteur (dont l'un des buts et non le moindre est de sortir vivant de cette aventure). Ecrit dans une langue toute bouclée (vous n'êtes pas sûr de comprendre ce que je veux dire ; c'est exprès, pour que vous alliez vérifier par vous-même), sans paragraphes mais bien en bouche (tentez donc la lecture à haute voix, c'est quasi fait pour) ; très caustique et même un peu méchant mais plus tendre en final qu'il n'y paraît de prime abord ; Berlin on/off est aussi le livre le plus drôle que j'ai lu ces derniers mois, ce qui n'est pas la moindre des qualités.



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