dimanche 25 juin 2017

Cyril. Eric.

Hier Didier m'a envoyé Cyril. Ou plutôt quelques jours auparavant, car Cyril est arrivé par la poste, Didier étant peut-être l'ami que je vois le moins souvent, la France est longue à traverser. J'ai donc reçu Cyril dans ma boîte aux lettres, mais en plein cœur aussi. Car Cyril est l'ami qu'on a perdu. « Ce texte est destiné à ceux qui ne t'ont pas connu » écrit l'auteur en post-scriptum, et en effet j'en suis. Et pourtant. Et pourtant je n'ai pas cessé d'être accompagné dans cette lecture par un autre ami, à moi, qui lisait par-dessus mon épaule. Il n'avait rien de commun, tu n'avais rien de commun avec Cyril, l'ami de Didier, je ne t'ai jamais vu avec un blouson d'aviateur ni faire de la moto, sauf que quand tu es parti, pour moi aussi les dernières traces de la fin de mon adolescence aussi se sont effacées.
Merde j'en pleure encore.

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