mardi 13 octobre 2026

Mon contemporain d’hier : Retour au fumier, de Raymond Federman

Je crois bien que c’est avec Retour au fumier que j’ai découvert Federman. Redécouvert, plutôt, car pour l’étudiant passionné de Beckett que j’ai été, Raymond Federman était un universitaire américain, auteur d’un article éclairant que j’avais lu pour mon mémoire de maîtrise. Le rapprochement n’a pas été évident avec ce petit gars de Montrouge dont le père, la mère, la grande sœur et la petite sœur ont été raflés avec tant d’autres parce que, bref. Depuis, j’ai lu avec le même enchantement Quitte ou double, Mon corps en neuf parties, Moinous & Sucette, La Fourrure de ma Tante Rachel, Chut, A qui de droit, Coups de pompe, Chair jaune, et Les Carcasses, qui lui servit de testament, car c’est le moment où il a décidé de nous faire faux bond. Comme la vie est mal faite, notamment en matière d’édition, je crains que nombre de ces titres merveilleux soient épuisés. Et pourtant, avec un contenu souvent épouvantable, quelle revigorante littérature !



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