Affichage des articles dont le libellé est Shakespeare. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Shakespeare. Afficher tous les articles

mercredi 19 août 2026

Lectures de vacances : Richard III, de Shakespeare

Et puis donc Richard III. Car figurez-vous que je n’avais encore jamais lu Richard III, alors même que jadis, quand je faisais du théâtre en amateur sous la direction d’Agnès Delume, j’avais eu l’occasion d’en jouer une scène, en anglais dans le texte, où Gloucester parvient à séduire Lady Anne alors qu’il a assassiné son mari (c’était comme un médaillon qu’Agnès avait inséré au sein du spectacle que nous interprétions en entier : les Scènes de la vie conjugale de Bergman).

Sans doute la construction de Richard III n’atteint-elle pas encore le niveau d’Hamlet, Macbeth, Othello ou King Lear, qui lui sont postérieures, mais alors, le personnage, quel délice ! C’est horriblement comique – car j’avoue : qu’est-ce que j’ai ri !



dimanche 23 août 2015

un auteur et son public personnages de la même pièce



C’est l’histoire d’un à qui tout réussit. Tout = l’amour et la gloire militaire, évidemment. Quoi d’autre ?
Cette histoire déplaît, déplaît à un autre qui se rêve auteur et que le hasard fait personnage. En plus en tant que personnage ce n’est même pas à lui que tout sourit. Alors en tant qu’auteur il raconte une autre histoire, à la place. Une histoire terrible. Il se la raconte à lui-même, d’abord, en faisant mine de la raconter à Roderigo. Mais il rêve d’un meilleur public. Il le trouve : l’homme à qui tout sourit est le public idéal. Fasciné par cette histoire qui n’est pas la sienne. Au point de la faire sienne, et de finir en réclamant à ce qu’elle soit écrite :

“I pray you, in your letters,
When you shall these unlucky deeds relate,
Speak of them as they are”

Quand un auteur et son public se retrouvent personnages de la même pièce, on a parfois Othello, me disais-je hier soir en regardant la version d’Orson Welles.