Jérôme Lafargue encore. (Je dis « encore » parce que je viens de relire tous les billets tagués « Lafargue J. » sur ce blog ; il y en a un certain nombre.) C’est l’écrivain – le romancier, un vrai, un bon, comme il y en a peu – qui me fait respirer. Cette fois c’est moins l’air du large ou celui des forêts que celui des montagnes – même si mer et arbres ne sont pas loin : on est dans les Pyrénées, non loin d’une frontière clandestinement traversée par ceux qu’on appelle simplement migrants, un mot un peu débarras. Comme ses paysages, les personnages de Jérôme Lafargue sont épais d’un passé qu’on découvre parfois, comme celui de Gustavo ou d’Alberto, ou sur lequel on ne peut que se contenter de conjectures, comme celui de Nila, la petite fille à la peau sombre et aux yeux turquoise, dont le destin va donner un sens à la vie d’Anton, le jeune garçon sans parents, qui jusque-là n’avait pour compagnon que son chien Windy. Pamoja ! comme le dit son titre dans une autre langue que celle-ci, en plus d’un passionnant roman d’aventures, mâtiné comme souvent chez l’auteur d’une touche discrètement surnaturelle, est un éloge de l’amitié et de la solidarité qu’il fait vraiment bon lire par ces temps de repli sur soi.
vendredi 18 avril 2025
dimanche 26 mars 2023
Lisière fantôme de Jérôme Lafargue
Jérôme Lafargue revient. Et avec Jérôme Lafargue, c’est aussi le retour du Roman avec un grand R ; et pour moi, qui ne suis pourtant pas grand lecteur de romans, c’est comme un grand bol d’air, un bol de grand air même, celui de l’océan tout proche puisque, comme presque tous les autres romans de son landais d’auteur, ce sont les Landes encore qui en sont le décor et même un peu plus que le décor : un quasi personnage (c’était le cas déjà par exemple de Dans les ombres sylvestres). Ça s’intitule Lisière fantôme, et ça vient de paraître ce mois-ci chez Quidam.
On y voyage aussi, dans l’espace (des Landes à l’Ukraine en passant par l’Afrique) et surtout dans le temps : un très contemporain XXIe siècle se laisse envahir par les traces d’un XVIIe qui s’insinue discrètement dans le présent. Il y a en effet dans ce roman, dont évidemment je ne révélerai surtout pas l’intrigue, une sorte de feuilleté temporel. Le passé, aussi bien ce XVIIe siècle que celui plus récent des parents et du grand-père d’Augustin Loeyna, le héros, est à la fois passé et d’une certaine manière encore présent.
C’est ce à quoi aura affaire Augustin dans sa quête et son enquête – il y a dans Lisière fantôme une dimension policière, avec crime et victime –, et cette enquête est aussi, pour Augustin, une quête essentielle qui l’amènera à s’interroger sur ce qu’il est vraiment, au prix d’un doute croissant, d’un tiraillement entre naturel et surnaturel – car, même s’il le fait en toute discrétion, Lisière fantôme est un authentique et très beau roman proprement fantastique, selon les termes employés naguère par Todorov.
vendredi 3 mars 2023
De la parution quasi concomitante de La Chambre fantôme et de Lisière à brouillard
Or voici que le lendemain de la sortie du nouveau roman de l’auteur par lequel, il y a un peu plus de vingt ans, je suis revenu à la lecture après plusieurs années d’empêchement (la Chambre à brouillard d’Eric Chevillard) paraît le nouveau roman de l’auteur dont la lecture du premier m’a convaincu de proposer mon travail à Quidam (Lisière fantôme de Jérôme Lafargue). (Pour les curieux, les deux autres titres en question sont respectivement les Absences du Capitaine Cook et l’Ami Butler.)
samedi 5 octobre 2019
Le temps est à l’orage
lundi 29 mai 2017
Un souffle sauvage
jeudi 25 mai 2017
Au centuple
vendredi 29 mai 2015
joyeux vendredi

lundi 6 avril 2015
En territoire Lafargue
jeudi 19 mars 2015
agenda
dimanche 4 décembre 2011
Eric Chevillard lit Jérôme Lafargue
Commentaires
mercredi 14 septembre 2011
PLAN B
dimanche 18 octobre 2009
je sus aussitôt où je me trouvais
Commentaires
@ Frédérique : Pas mal, Frédérique, mais l'emploi du temps de Spiderman est un peu surchargé ces derniers temps ; Peter Parker a du mal à honorer tous ses rendez-vous !

(faudra que je ré-essaie pour voir...)
(Enfin, Aléna ! qu'allez-vous me faire écrire !)
@ Aléna : vous sortez de chez Chevillard??? Veinarde! Alors, il va le publier ou pas ce bouquin? Il hésite dit-il... d'un ton fripon:))