Chez Edwarda, que je découvre à cette occasion, Bénédicte Heim écrit un nouveau livre : Ma mère est une pirate. Il est tellement « chez » Edwarda, disais-je, qu’il s’adresse personnellement à son éditrice, Sam. C’est comme un déplacement. D’ailleurs ce livre est parfaitement déplacé, souvent tout à fait indiscret, et ne vous y trompez pas : ces apparentes critiques sont clairement des éloges. C’est aussi un livre d’une grande tendresse, qui fait pétiller les yeux d’une vieille dame. Car sa mère – celle de Bénédicte – est une pirate. Je me rappelle avoir écrit quelque part « La vieillesse, c’est la vie avec des lettres en plus. » J’aime ces lettres, écrites par Bénédicte – car oui, ce sont des lettres.
