vendredi 30 octobre 2026

Retour au goudron 8/11 : Défections et Cie

Après Ultimes sursauts (la Fabrique), Dernière livraison (La Marelle), Malaise chez les plongeuses (La Volte), La Grande misère (L’Olivier), Survies minuscules (Le Sous-sol), Chagrins (Minuit), Zone crypte, zone miroir (Verdier) : Défections et Cie (Rivages). L’ordre de mes lectures ne doit rien au contenu des livres ni à leurs éditeurs ; c’est juste l’ordre dans lequel je les ai trouvés en librairie (et, quand il y en avait plusieurs en concurrence, la mise en considération du poids de l’ouvrage avec la distance sur laquelle j’allais devoir le porter, car, tel un mort dans le Bardo, je me déplace en marchant).

Au bout de huit titres, il me faut parfois les rouvrir pour me rappeler où j’ai lu ceci ou cela, et ça n’est pas fini. La mémoire est une chose étrange. Arrivé à la fin d’« Un bonze à la plage », je me suis demandé si, comme Zohar Jung (le protagoniste de « En partance vers Fanny », je n’avais pas tout oublié des blocs de mémoire qu’Infernus Iohannes avait implantés dans mon esprit avant ma plongée. Mais non, il m’a suffi d’un coup d’œil sur « Une tête bien vide dans un corps bien faible » pour me rendre compte que ma tête vide abritait encore le souvenir de mon escorte jusqu’à une gare de rien par Crâne-d’œuf et Boule-de-billard, un autre coup d’œil sur « Un tri dans la nuit » pour éviter de trop imaginer de nouveau la nature dudit tri, un autre encore sur « A la mémoire de Sonia Volkova » pour revoir tout ce que j’ai pu partager avec ma presque-sœur, avec elle et contre vous, un autre enfin sur « Une foirade » pour derechef abandonner avec mes camarades ma poursuite de Clooney et, toujours avec eux, faire enfin « défection ».



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