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mercredi 6 mars 2013

Quidam en Charybde, 1ère partie

 
Tout le monde n’a pas eu la chance d’assister à la belle soirée consacrée à Quidam éditeur le 21 février dernier à la librairie Charybde. Alors pour les absents voici, grâce à l’habileté de pirates discrets, un aperçu de cette soirée – ou du moins de sa première partie, la suite viendra demain. Vous pouvez entendre dans l’ordre les voix de Pascal Arnaud (Quidam) évoquant le Bord du ciel de Maïca Sanconie, de Maïca Sanconie parlant de Imelda de John Herdman qu’elle a traduit pour Quidam, et de Lithium pour Médée de Kate Braverman, puis c’est Laure Limongi qui parle de BS Johnson auquel elle a consacré une partie de son essai Indociles, en duo avec Vanessa Guignery (traductrice de la monumentale biographie que Jonathan Coe a consacrée à BS Johnson), après quoi Pascal Arnaud présente Romain Verger (Zones sensibles, Grande Ourse, Forêts noires) qui évoque Crevasse, le premier roman de Pierre Terzian, puis on écoute Claro (traducteur notamment de Moo Pak de Gabriel Josipovici chez Quidam) qui nous parle de la Femme d’un homme qui de Nick Barlay, enfin Pascal Arnaud de nouveau à propos de Rome, regards, de Rolf Dieter Brinkmann.

 

vendredi 12 août 2011

l’autre chose que je veux exprimer, on ne peut pas encore la lire

Discute avec Monsieur Kolleritsch, un jeune homme silencieux au regard triste d’environ 35 ans, enseigne dans un lycée, chargé de cours à l’Université de Graz, publie la revue dans laquelle paraît mon texte, et je lui demande comment il est venu à moi, car il connaissait mes travaux – Ces travaux remontent à loin à présent, et ce que je veux écrire ne correspond plus à ce que j’ai écrit, ma conception aussi a changé – si bien que la discussion s’avère difficile, l’autre chose que je veux exprimer, on ne peut pas encore la lire, – toute situation devient ainsi pénible, quand on veut m’identifier à ce que j’ai commis.
 
Rolf Dieter Brinkmann,  Rome, regards, Quidam, 2008, p. 111.


Commentaires

(... me fait penser à cette considération sur le temps qu'il vous manquait pour écrire ce livre sur le temps qu'il vous manque pour l'écrire ... etc... )
Commentaire n°1 posté par Gilbert Pinna le 13/08/2011 à 10h45
(Le fait est que dans ce billet je laisse un peu Brinkmann parler pour moi.)
Réponse de PhA le 13/08/2011 à 10h52
C'est aussi l'impression que j'ai eu : que vous parliez! ... Bon, les écrits restent, et c'est parfois malheureux! 
 
Commentaire n°2 posté par Depluloin le 13/08/2011 à 16h26
Un livre très étonnant, un peu blog avant l'heure, précisément.
Réponse de PhA le 13/08/2011 à 22h07
Hypothétique présent, introuvable individu, illusoire identité.
Fragile écriture.
Commentaire n°3 posté par albin le 14/08/2011 à 11h54
Vie naturelle.
Réponse de PhA le 14/08/2011 à 22h05
Petit extrait très juste. Publier (donc rendre nos mots publics) n'est décidément pas une affaire simple. Le challenge est donc de les rendre intemporels afin de les assumer toujours (bon, plus facile à dire qu'à faire).
Commentaire n°4 posté par Florence le 15/08/2011 à 12h30
Et je me dis que c'est aussi dans le mouvement qu'on trouve son équilibre.
Réponse de PhA le 16/08/2011 à 20h30
@Florence, oui c'est le difficile et le merveilleux
Commentaire n°5 posté par Jean-Christophe Sekinger le 15/08/2011 à 22h57
@Pha: belle photo de fragilité naturelle (et rose)
Commentaire n°6 posté par Jean-Christophe Sekinger le 15/08/2011 à 22h58
Compagnie silencieuse du lecteur.
Réponse de PhA le 16/08/2011 à 19h26
En Autriche ? Serait-ce la revue Liechtungen ?
Commentaire n°7 posté par Dominique Boudou le 19/08/2011 à 19h23
Là je ne saurais pas te dire - sauf que c'est au tout début des années 70.
Réponse de PhA le 19/08/2011 à 21h36