Malaise chez les plongeuses est l’un des onze titres de Retour au goudron, du « collectif » Infernus Iohannes ; celui-ci est publié par la Volte.
Malaise chez les plongeuses est un euphémisme, c’est le moins que l’on puisse dire. Il y est question d’une ambition absurde, voire déraisonnable : donner un avenir à l’humanité. Le seul moyen : des missions oniriques, des « plongées » oniriques. Elles (les femmes sont majoritaires) été formées, entraînées pour ça. Elles savent que les chances de retour sont, je vais dire faibles, pour rester dans l’euphémisme.
Je vous recopie un passage qui m’a bien fait rire. C’est dans « Solongo », la dernière partie de Malaise chez les plongeuses :
« Tout en participant à la discussion, Mangol cherchait dans la bibliothèque un roman dont il aurait aimé lire plus de quinze pages sans avoir envie d’en prendre un autre. Il y avait dans la bibliothèque une petite cinquantaine de de volumes, mais, au fond, le choix n’était pas grand. Pendant plusieurs décennies, le post-exotisme avait dominé, truffé de sottises apocalyptiques et d’invraisemblances, puis même ces mauvaises fictions avaient cessé d’exister, faute d’écrivains, d’éditeurs et de lecteurs. Tout ce qui s’exposait sur les étagères du salon datait de cette époque terminale, humainement catastrophique et littérairement lamentable. »

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