On a beau faire, l’intelligence artificielle n’arrive toujours pas à la cheville de l’imbécillité naturelle.
mardi 15 novembre 2022
lundi 14 novembre 2022
court toujours (40)
Toutes ces étranges publicités concernant des « femmes mûres » en sont la preuve : les petits hommes verts existent.
dimanche 13 novembre 2022
samedi 12 novembre 2022
vendredi 11 novembre 2022
jeudi 10 novembre 2022
court toujours (36)
Poil dans la main et cheveu sur la langue, le fainéant zozoteur souffre surtout de pilosité déplacée.
mercredi 9 novembre 2022
mardi 8 novembre 2022
lundi 7 novembre 2022
dimanche 6 novembre 2022
court toujours (32)
Avant-hier on vous la souhaitait bonne, hier on vous la souhaitait belle, aujourd’hui on vous la souhaite douce. Comme je suis toujours en avance sur mon temps, je vous la souhaite moelleuse.
samedi 5 novembre 2022
vendredi 4 novembre 2022
court toujours (30)
Je n’ai pas le temps et je me demande bien qui me l’a pris car toutes les personnes interrogées ont l’air sincèrement innocentes.
jeudi 3 novembre 2022
court toujours (29)
La barrière de la langue n’est rien une fois franchie celle des dents.
(Chacun de notre côté, sans nous concerter et à plusieurs centaines de kilomètres de distance, un ami et moi avons écrit peu ou prou cette même phrase. Pas de barrière de la langue entre nous.)
mercredi 2 novembre 2022
court toujours (28)
Le rire est un réflexe qui se manifeste par un enchaînement de petites expirations saccadées accompagné d’une vocalisation inarticulée plus ou moins bruyante.
mardi 1 novembre 2022
lundi 31 octobre 2022
vendredi 28 octobre 2022
jeudi 27 octobre 2022
court toujours (24)
Je ne me connais aucun prédateur. C’est un peu inquiétant, en réfléchissant bien. Aurais-je mauvais goût ?
mercredi 26 octobre 2022
le bâtiment chancelant de la parole
Rima tire sur du vide. elle en défait les nœuds transparents. les boucles inapparentes mais bel et bien existantes se dénouent, sous la forme de frisures enroulées comme la mémoire d’un prisonnier. habitant le sang et courant sous les doigts, habillant le regard de leurs intrigues aux embrouilles millimétrées et rouges, les nœuds jamais ne s’arrêtent. intrigants sanguinaires et escrocs facétieux du réel, ils remplissent de leur puissance chaque geste peuplé de l’instant. habités et parcourus par diverses et discrètes amnésies afin de supporter le spectacle non écrit qui se déroule dans leurs nuées. ce n’est pas comique. c’est une ironie tragique, jaune et noire et rouge. beaucoup de noir. c’est le noir du pauvre se fondant dans la couleur de l’asphalte. Rima déroule ses accumulations pour ouvrir l’entendement sur les hauteurs domestiques. c’est alors qu’elle lie connaissance avec un aujourd’hui tout simple, nu. il la regarde. elle vient tout juste de l’éplucher. c’est en lui qu’elle rencontre le bâtiment chancelant de la parole.
Marie Rousset, les Carrés de Rima, éditions de l’Attente, 2021.
