samedi 12 février 2011

un air de blouse


Je le reconnais : de temps en temps, j’en ai assez du collège. Enfin, du collège ; je devrai dire : de l’Education nationale. Et de plus en plus souvent depuis les coups de boutoirs qu’elle a reçus de Claude Allègre d’abord, puis et surtout de la clique à Sarkozy. Dans ces moments-là, je me dis : Heureusement qu’il y a les élèves. Et parfois, il y a aussi les témoignages d’anciens, qui font chaud au cœur. C’est dans les commentaires, tout en bas de ce billet de Dominique Hasselmann, vieux de près d’un an et illustré, jolie coïncidence, de la photo qui a servi à mon portrait géant d’hier. (Tiens, ça me rappelle que moi aussi, j’ai eu un professeur d’exception, qui l’est toujours, et dont j’ai le bonheur de pouvoir lire les livres. La transmission, ça n’est pas le domaine réservé des mécaniciens automobile et des télépathes.)

Commentaires

Moi, j'en ai tellement plein le... que je suis arrêté. Mais oui, il y a les témoignages d'anciens élèves, parfois vingt après, qui viennent me voir. L'un d'eux, quasiment célèbre, est venu chez moi avec une documentariste. Il y aun film, diffusé ces jours-ci à l'Unesco, et bientôt sur Arte mais je ne sais pas quand.
Courage, Philippe ! En supposant qu'il s'agisse de courage...
Commentaire n°1 posté par Dominique Boudou le 12/02/2011 à 21h32
C'est bien de savoir qu'on n'a pas oeuvré pour rien.
(Oui, je ne sais pas bien si c'est exactement du courage ou si ça n'est pas plutôt devenu une sorte de seconde nature.)
Réponse de PhA le 12/02/2011 à 22h29
je souscris.
Commentaire n°2 posté par Aléna le 12/02/2011 à 21h43
Tiens, je vais lancer une souscription.
Réponse de PhA le 12/02/2011 à 22h30
Certains miracles d'Internet ne sont pas encore homologués à Lourdes (ou lentes...).
Mais quand ils se produisent, on (se) signe !
Commentaire n°3 posté par Dominique Hasselmann le 12/02/2011 à 21h55
Juste un petit moment de grâce.
Réponse de PhA le 12/02/2011 à 22h33

jeudi 10 février 2011

Didier da Silva ou le récit (vraiment) atmosphérique

Si 2009 fut l’année de son automne, 2011 restera l’année de son auteur : à quelques jours d’intervalle, du même – car assurément c’est bien le même – du même disais-je Didier da Silva paraissent Une petite forme (avec François Matton) et l’Automne zéro neuf, son troisième et son quatrième livre, ou son quatrième et son troisième, on ne sait plus trop, le temps a de ces caprices. Le temps aussi d’ailleurs, appréciez la transition, car du temps qu’il fait il est beaucoup, il est presque surtout question, dans l’Automne zéro neuf ; les lecteurs des blogs jumeaux de l’auteur – Les idées heureuses et Halte là, Didier de plus en plus fait tout par deux, s’en rend-il compte ? – ne seront pas surpris : c’est souvent qu’on l’y devine le nez en l’air. C’est présenté sous la forme d’un journal, pour la première fois à la première personne ; plus d’Hoffmann ou de Sam pour prêter sa silhouette au protagoniste ; pourtant c’est bien le même, c’est bien la même vie qui voudrait n’être qu’une promenade et n’y parvient pas toujours – c’est drôle – mais y parvient presque – c’est beau ; c’est bien le même regard qui s’attache à ce qui du spectacle du monde aurait tôt fait de nous échapper, ne voit pas pour autant la mort qui se joue à quelques mètres, il faut dire que souvent les yeux sont levés vers le ciel, quel spectacle, les caprices de la météo sont un beau reflet des mouvements de l’âme sans les grands mots que l’auteur, justement, n’y met pas ; jugez plutôt :
  
 
Angèle est petite, brune, assez jolie. Nous nous quittâmes, elle consolée, moi déprimé. À force de les fixer – le sans fil est juste à côté, enfin, surtout son socle, mais je ne m’en étais, old school, pas éloigné –, je n’ignorais plus rien des moulures de la porte d’entrée. Que j’ai ouverte. L’air était tiède, à tout le moins moins froid que je ne pensais. Le silence de la maison après ces deux grandes heures de bavardage ayant je ne sais quoi d’hostile, d’accusateur et de mesquin, j’ai attrapé ma veste et je suis sorti. Ce que j’avais pu dire comme conneries ! Puisque le carillon de l’église du village sonnait, je me suis dirigé vers lui, vers elle, vers lui. Par le bas. Il n’y avait pas un chat, mais un écureuil, derrière un grillage, qui me regarda (je le regardais). Qu’il me fuît, soudain, je le comprenais. J’appelai à moi de sombres pensées. Elles accoururent. Les arbres bruissaient. J’ai pu marcher un long moment au beau milieu de la grand-route, l’austère théorie des platanes suggérant moins, alors, l’infini que l’éternité ; or une publicité pour un supermarché entrouvrait au contraire, sur un panneau Decaux, à l’orée du village, une très étroite fenêtre temporelle – jusqu’au 8 novembre, Chrysanthèmes pomponettes de cinquante centimètres à cinq euros quatre-vingtquinze le pot (il n’y avait pas une minute à perdre).
 
Didier da Silva, L’Automne Zéro Neuf, LaureLi Léo Scheer, 2011, p. 46-47.


Commentaires

suis dedans, et comme prévu j'aime
Commentaire n°1 posté par brigitte Celerier le 10/02/2011 à 20h53
Régalez-vous. Je crois que je l'ai encore préféré aux deux précédents (sans compter Une petite forme).
Réponse de PhA le 12/02/2011 à 11h16
"les arbres bruissaient" et le ciel et le corps du marcheur, aussi.
Commentaire n°2 posté par Gilbert Pinna le 11/02/2011 à 14h43
Tout à fait : le corps du narrateur de cet Automne zéro neuf connaît aussi quelques caprices que ne renierait pas la météo.
Réponse de PhA le 12/02/2011 à 11h48
Bon... je crois avoir à peu près tout ce qu'il me faut pour mon prochain billet! J'ai failli attendre, Philippe!:)
Commentaire n°3 posté par Depluloin le 12/02/2011 à 12h25
Trop facile ! Il faut dire tout le contraire et que ce soit vrai aussi - comme le beau temps après la pluie.
Réponse de PhA le 12/02/2011 à 22h27

mercredi 9 février 2011

question d’éthique ou d’étiquette

Jamais ô grand jamais, dans la cour de la communale, Monsieur Le Comte n’aurait emprunté un avion à Labriquette. On ne peut pas en dire autant de Bronchard et Brazzioli, qui mettent un h à étiquette, les cancres.

vendredi 4 février 2011

un nom pour ces rondelles

Je ne dispose pas d’un vocabulaire de gare suffisant. Sortie de mes registres habituels je manque de mots et ceux auxquels, par défaut, je recours ne me satisfont qu’à moitié. Je cherche, par exemple, une expression générique qui voudrait dire mobilier urbain, mais appliqué à la gare et en déclinant toute la typologie spécifique. Recoupant celle du mobilier urbain de la ville dans laquelle la gare est incluse et lui imposant les extensions nécessaires à l’usage ferroviaire de l’enclave. Mobilier urbain ferroviaire de l’intérieur de la gare me semble trop long pour s’imposer dans un langage courant partagé. Je me fais assez aisément comprendre quand je déclare que des bancs publics, des téléphones publics, des boîtes à lettres et des poubelles sont à la disposition des voyageurs dans les halls de la gare, mais je ne saurais rendre compte de la variété des édicules qui hérissent les quais, sans parenté aucune sur les trottoirs parisiens. Je n’en maîtrise pas le lexique ni la nomenclature, je tâtonne, mal à l’aise, avec des mots ressemblant vaguement aux choses que je veux évoquer, sans parfaitement les figurer. Des mots mal ajustés.
Donc je désignerai sous le nom de rondelles, ces disques protecteurs qui vraisemblablement s’appellent, dans leur langue de gare, autrement. Les rondelles s’empilent par cinq quand elles entourent des pieds de potences métalliques remplissant diverses fonctions et sont alors moulées dans une matière caoutchouteuse, noir/gris poussière graisseuse. Mais les rondelles s’empilent par quatre seulement quand elles perdent leur circonférence complète, se réduisent à des trois-quarts, demis, voire quarts de ronds vissés/scellés à la base de piles en béton ou dans leurs encoignures. Découpées à l’emporte pièce dans un métal peint couleur minium écaillé. Troisième type, beaucoup plus rare, la rondelle unique, modèle caoutchouc noir/gris poussière graisseuse, encerclant de massives colonnes de béton en bouts de quais. Si je comprends bien que ces rondelles protègent le mobilier urbain de la gare des heurts violents de tout ce qui roule sur les quais, je ne comprends pas pourquoi les empiler tantôt par cinq, tantôt par quatre, sans parler de la justification des solitaires.
 
Martine Sonnet, Montparnasse Monde, Le temps qu’il fait, 2011.
 
Voir et nommer, c’est un couple. Le nom permet, mieux : autorise à voir la chose qui sans lui restait invisible. Tous les ornithologues vous le diront, les mycologues aussi, ne parlons pas des entomologistes. C’est pareil pour l’Amérique et l’amour, nous disait l’autre jour Albin qui avait ouvert son Larousse à Am-. C’est pourquoi il nous a fallu, il nous faut encore des explorateurs, pour voir avant nous et malgré l’absence de nom ce que grâce à eux enfin nous verrons.
Depuis que je suis Martine Sonnet qui arpente la gare Montparnasse sur son blog puis sur publie.net et enfin au Temps qu’il fait, mon regard d’usager assez fréquent s’égare dans la gare, se heurte et rebondit régulièrement contre ces rondelles caoutchouteuses désormais dites « de Martine » ; les romans de gare décidément ne manquent pas de rebondissements.


Commentaires

Grandeur et misère des solitaires qui n'appellent rien ni personne. Quant à voir, j'en suis juste aujourd'hui à prononcer le mot.
Commentaire n°1 posté par Gilbert Pinna le 04/02/2011 à 15h15
Pour voir ces rondelles caoutchouteuses, c'est désormais facile : il suffit de cliquer sur... leur nom.
Réponse de PhA le 04/02/2011 à 15h32
Magique !... cliquer, voir, nommer , c'est tout un.
Commentaire n°2 posté par Gilbert Pinna le 04/02/2011 à 15h34
Nous sommes les dieux du numérique.
Réponse de PhA le 05/02/2011 à 15h46
En réalité, ce sont des butoirs qui permettent d'éviter ça. C'est la vie duraille.
Commentaire n°3 posté par Moons le 04/02/2011 à 15h57
Le temps change une catastrophe en jouet cassé par un enfant brutal.
Réponse de PhA le 05/02/2011 à 15h49
Merci cher Philippe, en nous y mettant tous je pense que nous arriverons à nommer toute chose qui mérite de l'être. Partageons nous équitablement la tâche : je vous laisse les oiseaux, les champignons et les insectes et je prends les rondelles.
Commentaire n°4 posté par L'employée aux écritures le 04/02/2011 à 16h20
En disciple de Linné, j'aurais bien proposé Rondella martinae, mais cela fait-il assez ferroviaire ?
Réponse de PhA le 05/02/2011 à 15h57
On laisse aussi les potamochères et les babiroussas
Commentaire n°5 posté par Moons le 04/02/2011 à 16h25
Sans oublier les hylochères.
Réponse de PhA le 05/02/2011 à 15h57
Un bouquin , une histoire, une auteure débarque dans votre vie sans crier gare. On reste sans voix, manquant de mot pour le dire. En cas de désir libidineux de sauter l'auteure, il est prudent de vérifier l' hauteur sinon plus dure sera la chute. Quand , une locomotive est "à cul" , il y a t-il des rondelles? Soyons optimiste , il vaut mieux posséder l'objet que le mot. C'est un moindre mal . De deux maux, il faut choisir le moindre!
Commentaire n°6 posté par patrick verroust le 04/02/2011 à 16h31
On ne se méfiera jamais assez des mots.
Réponse de PhA le 05/02/2011 à 15h59
Ces rondelles sont comme des soufflets entre les wagons : le caoutchouc avait des débouchés à l'époque des plantations Michelin. Martine aurait pu s'appeler Micheline.
Commentaire n°7 posté par Dominique Hasselmann le 05/02/2011 à 11h48
Celles-ci restent en gare.
Réponse de PhA le 05/02/2011 à 16h07

lundi 31 janvier 2011

Bien sûr que je fais de la fiction.

Bien sûr que je fais de la fiction. Non parce que j’invente ce que j’écris, mais parce qu’à chaque fois je suis tenté de faire comme si la littérature n’existait pas encore (et accessoirement comme si je n’existais pas encore).



Commentaires

Devant certains livres, c'est l'affliction qui saisit.
Commentaire n°1 posté par Dominique Hasselmann le 31/01/2011 à 08h50
Et les âmes en peine errent parmi les gondoles.
Réponse de PhA le 01/02/2011 à 22h43
Une seule solution : la dislocation.
Commentaire n°2 posté par Gilbert Pinna le 31/01/2011 à 19h24
Quand j'étais petit on me disait hyperlaxe. Est-ce un avantage ?
Réponse de PhA le 01/02/2011 à 22h45
Et voilà la recette! enfin! (Mais c'est le cap le plus difficile à franchir sans doute...)
Commentaire n°3 posté par Depluloin le 01/02/2011 à 12h31
Oh, avec un bon trou de mémoire, comme dirait Monsieur Jones...
Réponse de PhA le 01/02/2011 à 22h46
L'enfant, la création, la nécessité de l'oubli.
Commentaire n°4 posté par albin le 01/02/2011 à 19h20
Sans l'oubli, rien de possible.
Réponse de PhA le 01/02/2011 à 22h48
Je reste , coi.  Pourquoi, pour un je ne sais quoi, pour  rien , trois fois rien. C'est déjà quelque chose. Une ironie flotte, un léger nuage, un écran de fumée tendre entre fiction et réalité. J'aime bien la fiction .Elle permet de s'accoutumer à la réalité qui la dépasse , toujours.
Commentaire n°5 posté par patrick verroust le 01/02/2011 à 23h22
La réalité ? C'est quoi ?
Réponse de PhA le 03/02/2011 à 09h24
Ce qui est intéressant aussi c'est  cette zone frontalière où la différence s'efface entre ce qui est vécu et ce qui est imaginé.
Commentaire n°6 posté par marie guegan le 02/02/2011 à 21h33
Sait-on jamais ce qui est vécu...
Réponse de PhA le 03/02/2011 à 09h26
 

vendredi 28 janvier 2011

la nécessité de Dino Egger ou l’amoindrissement du monde


Car l’événement que j’attendais finalement se produisit : je rencontrai Dino Egger. Ou du moins, se fit jour en mon esprit la nécessité de Dino Egger. Il fut soudain clair pour moi, évident et indubitable qu’il manquait. Confiné dans cette pure attente d’un destin que je ferais mien, j’étais mieux que quiconque disposé à ressentir ce manque qui n’expliquait pas seulement ma faillite personnelle mais celle de toute l’expérience humaine, vouée à l’échec ou à la catastrophe. Les autres hommes ne pouvaient l’éprouver si vivement, pris au piège d’une vie bornée, leurs espoirs se limitaient à la réalisation des objectifs à court terme inscrits dans la logique de ces menus gestes près du corps dont ils faisaient dépendre naïvement leur bonheur. Et pourtant, l’absence de Dino Egger béait de toutes parts. Maintenant que je m’en étais avisé, j’en distinguais partout le signe, cette bouche grande ouverte, sans lèvres ni dents d’où sortait un cri muet ou si assourdissant peut-être que notre ouïe infirme ne le percevait pas, tels ces marins au long cours qui n’entendent plus le grondement incessant de l’océan. Sans tarder davantage, je me mis en quête de Dino Egger. Plusieurs fois, je crus le tenir. J’ai relaté dans ces pages mes successives déconvenues.
 
Eric Chevillard, Dino Egger, Minuit, 2011, p. 121-122.
 
L’inexistence est un beau sujet, ce n’est pas moi qui dirai le contraire. N’est-ce pas au fond le sujet de toute littérature ? l’origine de toutes nos gesticulations ? Albert Moindre, qui s’y connaît depuis Sans l’orang-outan, et même déjà avant, rappelez-vous les Trois tentatives pour réintroduire le tigre mangeur d’hommes dans nos campagnes de Thomas Pilaster, n’a pas fini d’y disparaître.


Commentaires

(rhaaaa! vous allez trop vite!! je le commence à peine!)
Commentaire n°1 posté par Aléna le 28/01/2011 à 18h36
Et pourtant je suis en mode ralenti.
Réponse de PhA le 28/01/2011 à 18h43
Pourtant j'ai cru le voir passer sur la plage, au fond. Alors, ça n'était pas lui vous dîtes?
Commentaire n°2 posté par quotiriens le 29/01/2011 à 14h16
Mais non : c'était Albert Moindre.
(Dites donc, qu'est-ce qui se passe, chez vous ? J'ai encore essayé d'y aller ; impossible de redécoller : on se croirait sur l'île de Choir.)
Réponse de PhA le 29/01/2011 à 15h10
Je suis Ilinuk et je reviens vous libérer (enfin, je vais enlever les images trop volumineuses dans lesquelles tout le monde s'englue...). Sorry
Commentaire n°3 posté par quotiriens le 29/01/2011 à 17h17
Vous me direz, si je ne roulais sur une vieille bécane avec une roue voilée, ça ne m'arriverait pas.
Réponse de PhA le 29/01/2011 à 17h25
Ah, si toutes les Rolls Royce pouvaient fuser aussi vite que ce qui sort de ta vieille bécane...
Commentaire n°4 posté par petite racine le 29/01/2011 à 20h38
Pourtant je roule au ralenti : j'en suis presque à un billet tous les deux jours.
Réponse de PhA le 30/01/2011 à 22h54
Monsieur Le Comte souhaite faire savoir à monsieur Dino Egger qu'il ne donnera pas suite à sa demande d'audience. "Nous n'avons pas gardé les cochons ensemble." a-t-il ajouté. 
Commentaire n°5 posté par Depluloin le 30/01/2011 à 19h05
Depuis que Monsieur Le Comte a croisé son siamois, la conscience de sa probable propre inexistence lui donne pourtant de bons espoirs de rencontrer Dino Egger. (Mince ! ce sera encore Albert Moindre.)
Réponse de PhA le 30/01/2011 à 22h58
 

mercredi 26 janvier 2011

quoi, encore – mais chez Mélico

Cette essentielle et récurrente question – quoi –, je ne me la pose pas qu’ici, figurez-vous. Dorénavant je me la pose aussi chez Mélico, où je réside avec plaisir depuis peu. Bien sûr, qu’il n’est question que de lire et d’écrire, quoi. C’est le premier article, il y en aura cinq autres, à un rythme mensuel. (Pour les commentaires éventuels que cette grave question du quoi ne saurait manquer de susciter, revenez sur ces Hublots.)



Commentaires

Mé qué mé qué mé qué lico comme aurait dit Dario Moreno.
Commentaire n°1 posté par albin le 26/01/2011 à 22h29
Il faut toujours savoir où on range ses clés.
Réponse de PhA le 27/01/2011 à 11h01
Je ne sais quoi penser de cette invitation. Mé-li-co ? Mexico, encore, je comprendrais.
Commentaire n°2 posté par Zoë le 26/01/2011 à 23h09
Allez-voir comme j'y chante bien.
Réponse de PhA le 27/01/2011 à 10h54
Hé très chouette cet article pas coit. Et c'est quoi l'illustration de quoi ? (Je dirais du Michaux sous Mes-quoi-line).
Commentaire n°3 posté par Florence le 27/01/2011 à 10h17
(C'est je ne sais quoi de moi même pas sous aspirine.)
Réponse de PhA le 27/01/2011 à 10h52
Alors ce quoi est prodigieux qui, sans le savoir, déclenche, telle une avalanche, ce bégaiement : ...quoi...quoi...quoi...
Commentaire n°4 posté par Gilbert Pinna le 27/01/2011 à 18h05
C'est pas rien, quoi.
Réponse de PhA le 27/01/2011 à 18h57
C'est Melicoton, tout ça : une résidence purement virtuelle, pas besoin d'aller s'installer au Mont-Noir (Nord) sous l'ombre tutélaire de Marguerite Yourcenar.
La littérature est sans doute une maison : à chaque écrivain de ne pas en faire une habitation à quelque 100 000 euros (mais là on tombe dans le prix qu'on court).
La forme exige un architecte d'intérieur.
Commentaire n°5 posté par Dominique Hasselmann le 27/01/2011 à 18h17
Une résidence virtuelle me convient : je ne crains pas les intempéries.
Réponse de PhA le 27/01/2011 à 18h59
Melico ? Serait-ce aussi un hélicoptère un peu triste ?
Ouf ! j'ai enfin réussi à te mettre en lien sur mon nouveau blog.
Commentaire n°6 posté par Dominique Boudou le 29/01/2011 à 11h50
Absolument, c'est le décollage de l'hélicoptère mélancolique - qui me donne l'occasion de dire sur la lecture et l'écriture deux ou trois choses qui me tiennent à coeur.
(Mais où est donc ce nouveau blog ? Ton lien signale que le blog n'existe pas.)
Réponse de PhA le 29/01/2011 à 12h36
J'ai eu le même problème avec tes hublots et puis paf, tout à coup ça l'a fait. Va comprendre. Essaie de taper
http://www.jacqueslouvain.over-blog.org
Commentaire n°7 posté par Dominique Boudou le 29/01/2011 à 12h56
Je t'ai trouvé par facebook ! (Je suis content, ce n'est pas souvent que je trouve quelque chose grâce à facebook.)
Réponse de PhA le 29/01/2011 à 14h56
"inventant leurs propres mots pour parler de ces nouveaux mots, essaient vraiment de dire quoi." belle perspective
Commentaire n°8 posté par marie guegan le 29/01/2011 à 13h51
Il n'y a pas d'autres voies, je crois - mais celle-là demande quelques efforts.
Réponse de PhA le 29/01/2011 à 14h55
 

dimanche 23 janvier 2011

mise en veille

J’ai tellement d’imagination que sous sa dictée je n’ai plus qu’à tout recopier mot à mot sans me creuser la tête.


Commentaires

Le beau filon... et la belle saga éditoriale.
Commentaire n°1 posté par Gilbert Pinna le 23/01/2011 à 14h55
Abattu 3527 pages aujourd'hui. Petite journée.
Réponse de PhA le 23/01/2011 à 18h50
Eric Chevillard ?
Commentaire n°2 posté par Aléna le 23/01/2011 à 16h47
Enchanté, j'aime beaucoup ce que vous faites.
Réponse de PhA le 23/01/2011 à 18h52
C'est toi donc Ecriturotomatix ?
Commentaire n°3 posté par Moons le 23/01/2011 à 21h52
Oui, demain je réécris la Guerre des Gaules.
Réponse de PhA le 24/01/2011 à 17h49
C'est pas juste, c'est pas juste! (Les hommes naissent libres et égaux... mon c...!;)
Commentaire n°4 posté par Depluloin le 24/01/2011 à 16h21
Comment ? Vous, Depluloin, vous seriez en panne d'imagination ? Profitez des soldes, on en trouve pour pas cher en ce moment.
Réponse de PhA le 24/01/2011 à 17h51
 

vendredi 21 janvier 2011

Jamais petite dépression ne fit si grosse impression.

Une-petite-forme-p.-20-21.JPG
Jamais petite dépression ne fit si grosse impression. On peut jouer du piano à quatre mains, écrire c’est moins évident et pourtant si, associons donc un bavard et un muet et observons. Une petite forme n’est pas un roman, pas même à proprement parler un récit, tout au plus un autoportrait fictif, foin des événements, qui a lu déjà Didier da Silva sait que comme aventure vivre suffit : faire ses courses est une odyssée, sortir le sac poubelle une descente aux Enfers.
L’autoportraituré n’est pas tout à fait lui, comment nous jouerait-il les Idées heureuses avec ses mains de déménageur ? Si j’évoque son blog, c’est parce que c’est là que je me rappelle – je me rappelle très bien – avoir lu la première ébauche du passage ci-dessus reproduit, mais cliquez donc dessus au lieu de râler que c’est trop petit. Même si à l’époque François Matton – puisque c’est l’autre – ne collaborait pas encore à cette future petite forme, il la lisait aussi, et probablement sentait déjà que ce portrait de l’artiste en majuscule dépressif est sans doute le plus fou des textes publiés par Didier. Comme plus on est de fous plus on rit les contraires s’attirent et qui se ressemble s’assemble, ces deux-là se sont tout naturellement retrouvés, Didier le raconte . Car François était déjà l’auteur d’un blog ami – cette expression a sans nulle doute un sens : les blogs deviennent amis entre eux, organisent parfois des rencontres entre leurs auteurs, et quand de la rencontre naît un projet qui grâce à POL prend cette petite forme-là, c’est un petit miracle. Qui de François Matton a lu J’ai tout mon temps ou même, plus récemment, Autant la mer, (et par ailleurs a rencontré Hoffmann à Tokyo avant de passer Treize mille jours moins un avec le Sam de Didier), devine sans peine les affinités potentielles entre les deux lascars. Dans Une petite forme, si François laisse la parole à Didier, Didier laisse François nous la mimer à sa façon – un peu Marceau ? – dans le dos du complice. Bonne nuit à tous, le jour vous guette.
 Une-petite-forme-p.-36.JPG

vendredi 14 janvier 2011

s’en faire une raison

Si juste soit-il chaque mot est décevant – comme l’est dans la course chaque instant où le pied entre en contact avec le sol.
 
 
 
 
 
 
 

Commentaires

N'est-ce pas Horace qui disait : "La prose, c'est du langage qui va à pied."
Commentaire n°1 posté par tor-ups le 14/01/2011 à 11h30
Réponse de PhA le 14/01/2011 à 11h49
Pour Albin qui en a fait ses dimanches, la course est cet état de pondération entre exaltation et pesanteur, cet état précaire où l’envol et la chute se jouent en alternance. Pareil pour l'écriture ?
Commentaire n°2 posté par albin le 14/01/2011 à 11h33
Albin serait-il journalier s'il en était autrement ?
Réponse de PhA le 14/01/2011 à 11h53
(Je parlais de celui qui n'a pas de gants blancs ni de pull rouge ni de nœud papillon ni de pantalon à bretelles ni de chapeau melon.)
Commentaire n°3 posté par tor-ups le 14/01/2011 à 11h58
Ah bon ? Qui d'autre pourrait donc s'y connaître en marche au pas, au trot ou au galop qu'Horace Dusabot ?
Réponse de PhA le 14/01/2011 à 12h01
En s'échenillant sur la page, courir, dit-il.
Commentaire n°4 posté par Dominique Hasselmann le 14/01/2011 à 12h01
Je m'échenille, moi ?
Réponse de PhA le 14/01/2011 à 17h35
Choisir ceux en caoutchouc, qui font rebondir.
Commentaire n°5 posté par quotiriens le 14/01/2011 à 14h47
Le problème, c'est que trop de rebondissements les usent ; l'effet ne dure pas éternellement.
Réponse de PhA le 14/01/2011 à 17h37
S'en faire une raison, pourquoi ?
Commentaire n°6 posté par Moons le 14/01/2011 à 14h54
Parce que sans ce compromis initial, le livre n'est pas possible ?
Réponse de PhA le 14/01/2011 à 17h39
Très belle pensée.
Commentaire n°7 posté par Didier da le 15/01/2011 à 10h44
Un jour je ferai un livre sur tout ce qui m'empêche d'écrire un livre, il devrait être très bien.
Réponse de PhA le 15/01/2011 à 15h51
 

lundi 10 janvier 2011

en toute simplicité

Contrairement à ce que j’entends parfois, je ne crois pas du tout que la simplicité en littérature soit une qualité. Ni un défaut non plus, d’ailleurs. Comme la complexité, quoi.

Commentaires

pur porc, les écrivains? certains, peut-être... mais que dire des "professionnels" alors! :)
Commentaire n°1 posté par Aléna le 10/01/2011 à 19h39
Y en a ?
Réponse de PhA le 11/01/2011 à 22h29
Vous êtes plein de saveurs. :0)
Commentaire n°2 posté par Sophie K. le 10/01/2011 à 22h52
Vous me faites rosir.
Réponse de PhA le 11/01/2011 à 22h29
La grosse Herta continue à bombarder. Mais Le Knack, comment le revoir pour s'en payer une tranche ?
Commentaire n°3 posté par Dominique Hasselmann le 11/01/2011 à 10h16
Quelle charcuterie !
Réponse de PhA le 11/01/2011 à 22h37
Tout à fait d'accord avec vous! Parce que la complexité quelque part ... 
(J'ignorais que knacki désignait saucisse en alsacien. Merci.)
Commentaire n°4 posté par Depluloin le 11/01/2011 à 11h45
C'est un peu comme le jaune ou le bleu, cette affaire.
(L'alsacien est une langue subtile.)
Réponse de PhA le 11/01/2011 à 22h34
Pour tous les goûts quoi.
Commentaire n°5 posté par quotiriens le 11/01/2011 à 22h11
Il en faut. (Et il faut aussi sortir de l'usage ces lieux communs faciles de la critique.)
Réponse de PhA le 11/01/2011 à 22h35
Mais pourquoi toujours des nombres pairs, dans ces portions ?
Pourquoi pas des nombres premiers ? ("entier" ferait trop riche...)
Commentaire n°6 posté par Dom A. le 12/01/2011 à 19h13
La cause est-elle la même que le raisonnement binaire qui oppose la simplicité à la complexité, ou encore la littérature autocentrée et la littérature ouverte sur le monde ? (Inutile de préciser que je ne crois pas du tout à ces oppositions, non plus qu'à la réalité de leurs pôles.) Finalement je préfère le raisonnement des marchands de saucisses : au moins, un paquet de 6 est plus facile à partager qu'un paquet de 5 ou de 7.
Réponse de PhA le 12/01/2011 à 19h32
et en plus qui allient saveur ET qualité...
Commentaire n°7 posté par quotiriens le 12/01/2011 à 20h03

jeudi 6 janvier 2011

crise de conscience


 
J’ai beaucoup en commun avec Manuel Valls et Jean-François Copé : l’âge, le physique avantageux, et surtout un doute profond concernant mon existence, que je tente furieusement de guérir par des phrases.
Autre chose ?


Commentaires

me semble que je préfère les votres
Commentaire n°1 posté par brigitte Celerier le 06/01/2011 à 21h01
(Moi aussi - mais ne le répétez pas.)
Réponse de PhA le 06/01/2011 à 21h57
Nous sommes plutôt nombreux à partager au moins le dernier point.
Commentaire n°2 posté par albin le 06/01/2011 à 21h04
Oui, nous sommes si nombreux, Jean-François, Manuel et les autres, à bramer tout seul notre doute sous la douche de bon matin.
Réponse de PhA le 06/01/2011 à 22h01
Une mauvaise visibilité. C'est dommage
Commentaire n°3 posté par Christine le 06/01/2011 à 21h07
Vite, un projecteur !
Réponse de PhA le 06/01/2011 à 22h02
www.facebook.com/pages/RODOLPHE-BURGER/142992666879
Commentaire n°4 posté par Christine le 06/01/2011 à 22h07
Vous pensez qu'ils doutent, eux ? Moi, j'en doute.
Commentaire n°5 posté par Zoë le 06/01/2011 à 22h33
Celui qui parle à tort et à travers pour se donner l'illusion d'exister (et surtout pour le faire croire à autrui) sait bien au fond de lui-même ce qu'il en est réellement, dit le sage. Bref, ces deux-là sont des héros tragiques auxquels on ne saurait jeter la pierre : elle les traverserait sans les atteindre.
Réponse de PhA le 06/01/2011 à 22h43
Vous avez sans doute raison, mais ils sont légion dans la corporation à parler à tort et à travers. Vous parlez seulement à travers 
Commentaire n°6 posté par Zoë le 06/01/2011 à 23h21
... à travers le hublot (je termine votre phrase). Quel idiot je fais ! C'est pour ça que personne n'entend rien. Attendez, j'ouvre la fenêtre.
Réponse de PhA le 07/01/2011 à 08h30
On n'a pas fini d'é-Copé ? Laisse aller, c'est un Valls ?
Bah, faute d'un candidat ad hoc, pourquoi pas Annocque président...
(pardon, quand je suis de bonne humeur, je fais des jeux de mot lamentables)
Mais c'est quoi ton programme, d'abord ?
Commentaire n°7 posté par Didier da le 07/01/2011 à 06h57
Méfie-toi : quand j'avais cinq ans j'étais de droite et je voulais être président des Etats-Unis d'Europe (un peu comme Napoléon, quoi).
(J'adore les jeux de mots lamentables.)
Réponse de PhA le 07/01/2011 à 08h27
Valls s'est déconsidéré une fois de plus et n'a donc pas surpris.
Copé, sa forfanterie nous fait marrer à chaque fois (mais avoir viré Dominique Paillé est un acte lucide).
Alain Duhamel aurait, en fait, besoin d'un remplaçant : monsieur Le Comte ne postule-t-il pas à cette fonction ? Les prébendes dudit sont nombreux.
Commentaire n°8 posté par Dominique Hasselmann le 07/01/2011 à 07h34
Monsieur Le Comte, hélas, ne changerait pas grand-chose : comme trop de politiciens il est victime de la crise du sujet.
Réponse de PhA le 07/01/2011 à 08h22
Alain Duhamel me fait remarquer que "prébendes" s'écrit au féminin : ayant peu l'habitude d'en accepter, je reconnais avoir fauté sur le plan orthographique.
Commentaire n°9 posté par Dominique Hasselmann le 07/01/2011 à 07h49
Quel tatillon ! (ne pas accepter de prébendes...)
Réponse de PhA le 07/01/2011 à 08h36
Moi je vois une grande différence, qui vous éloigne absolument de ces deux-là : ils portent la cravate, et vous le noeud-pap (en tout cas Monsieur le Comte). Cela change toute la nature du doute (qui s'étrangle, ou volète).
Commentaire n°10 posté par Florence le 07/01/2011 à 11h10
Monsieur Le Comte est bien trop léger en effet pour se laisser cravater.
Réponse de PhA le 07/01/2011 à 18h25
Euh... Monsieur Le Comte a l'œil... et le bon! ?? ... Mieux sapé? ... (J.-P. Raffarin vient de proposer ses services! Doit y en avoir quelques-uns qui doivent faire la gueule!! Oh c'est passionnant! passionnant!! ... )
Commentaire n°11 posté par Depluloin le 07/01/2011 à 11h43
(Chouette feuilleton en effet - même si les scénaristes ont tendance à un peu abuser des mêmes ficelles.)
Réponse de PhA le 07/01/2011 à 18h27
ça c'est très très drôle!
Commentaire n°12 posté par Aléna le 08/01/2011 à 16h03
Oui, nous sommes en train de monter un trio comique.
Réponse de PhA le 08/01/2011 à 16h44
Vous implicitez que le doute serait une maladie - puisqu'on pourrait en "guérir". Je ne peux vous suivre sur ce terrain infectieux.
(Copé est une maladie, ça oui, et Valls un microbe.)
Commentaire n°13 posté par r1 le 08/01/2011 à 19h51
C'est la version officielle. En réalité, j'éprouve à l'égard du doute une délectation morbide. Ah flûte, j'implicite encore !
(Donc si un Valls pénètre notre organisme, nous risquons de développer un Copé ? Et c'est sans doute contagieux ?)
Réponse de PhA le 09/01/2011 à 01h19
(Un comprimé de mélenchonite matin et soir et ils s'en vont tous.)
Commentaire n°14 posté par r1 le 09/01/2011 à 01h33
Ah oui, mais après, comment guérir de la mélenchonite chronique ?
Non, tout cette figuration politique oblige à porter un masque.
Commentaire n°15 posté par Sophie K. le 10/01/2011 à 22h59
J'ai toujours pensé que la politique était une sorte de fiction.
Réponse de PhA le 11/01/2011 à 22h31
 

mercredi 5 janvier 2011

C’est aujourd’hui qu’on coupe le ruban


  ruban-rouge.jpg
C’est aujourd’hui qu’on coupe le ruban
Larges ciseaux tranchants juste pour un
Ffffft
(De l’Observatoire) au fond du jardin au
Détour de l’allée Copernic
La sphère
A moitié enterrée du Planétari-um
Tu étais énigmatique
Au plafond
Nulle araignée mais la pénombre s’épaississant
Le bonhomme découvre
Maintes étoiles :
Quelle mumu quelle musi quelle musique alors
Entendre (ici bas) ?
 
Frédéric Forte, Discographie, « Quatorze pièces faciles pour harmonie municipale », Editions de l’Attente, 2002.
 
(Mais dans cette Discographie il y a aussi Sept quatuors à cordes, 90 folk songs, 9 poèmes en forme d’accordéon et même une Anthologie de la musique bulgare vol. 2.)


Commentaires

Merci, ça me fait rêver (si seulement je pouvais me localiser!)
Commentaire n°1 posté par jc le 05/01/2011 à 21h04
Perdu dans la fanfare ?
Réponse de PhA le 06/01/2011 à 07h47
C'est un grand jour.
Commentaire n°2 posté par Gilbert Pinna le 05/01/2011 à 21h25
Boum
Boum boum
Ta ta ta
Ratatata
Pouuuu poum pa pa paaaaa
Rapatatitatannnnnnnnnn [...]
(Frédéric Forte - c'est le début de la première "pièce facile pour harmonie municipale".)
Réponse de PhA le 06/01/2011 à 07h52
Ah, y a de l'accordéon dans cet éventail ? Et de la corde ? Et du bulgare ? Je peux viendre ? Je peux amener Pluplu ? Et mame Tor-Ups ? C'est à quelle heure ? On peut apporter son manger ?
Commentaire n°3 posté par Moons le 05/01/2011 à 22h06
Amène, apporte, c'est tout public !
Réponse de PhA le 06/01/2011 à 07h53
ah ah ! on craque! :)
Commentaire n°4 posté par Aléna le 06/01/2011 à 12h47
C'est la faute à Frédéric Forte, j'aime beaucoup sa discographie. Mais je n'ai pas dit que j'arrêtais ces Hublots, juste que je les espaçais (bon, c'est vrai que les espaces risquent d'être assez irréguliers).
Réponse de PhA le 06/01/2011 à 13h55