Écouter des avis
Après le certificat d’études, sa mère l’a fait inscrire au cours supérieur première année, à l’école de filles juste en face de chez eux, au lieu de la faire entrer en sixième au Pensionnat Colonial, le lycée de jeunes filles de Fort-de-France. Le but, c’était de la garder le plus près d’elle possible.
Le but a toujours été celui-là.
Le niveau était très faible, au cours supérieur. Elle y a perdu son temps. Au bout d’un an, sa marraine – elle était institutrice – a dit qu’il fallait la faire inscrire en cinquième au Pensionnat Colonial. Elle a passé un examen pour entrer en cinquième, elle a été admise.
Il y avait des avis qui comptaient, autour de sa mère. Parfois même ils étaient bons.
Elle a eu du mal à s’adapter. Elle n’avait pas fait d’anglais au cours supérieur. En quatrième, l’espagnol lui a déplu ; elle trouvait l’accent ridicule.
Ce n’était pas une élève brillante, sauf en grammaire, en dissertation et en orthographe. C’était aussi assez bien en histoire géographie et très bien en dessin. Mais elle était nulle en maths. Aux mots « mathématiques » ou « problème », c’était comme une porte qui se refermait dans sa tête. Elle aimait juste faire les croquis en géométrie et en physique, parce que c’était du dessin.
Oui, bien sûr que dans sa tête il repense à ses propres bulletins de collège.
Bien sûr que lui aussi, il était très bon en français et en dessin.

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