lundi 1 février 2021

Isola de Joëlle Varenne

Elle commence je. Durant tout un « Pâle septembre », entendez une première partie, elle est tout simplement « je ». Un « tu » y répond un temps, un amour possible, ou impossible – en tout cas « je » finit par prendre la fuite. Puis « tu » n’est plus un amant ; c’est une mère, une mère qui n’est plus tout à fait là et à qui il faut aller dire au revoir, car « je » n’est que fuite. Elle embarque, elle voyage, elle vague plutôt, d’île en île ; dès lors, elle est Isola.

Le roman de Joëlle Varenne est un chant de solitude. Pourtant les rencontres y sont nombreuses et parfois belles, mais Isola est seule comme on l’est quand on y pense vraiment. Sa solitude est une fuite, avec quelque chose au bout. Un beau mélange assez troublant de désespoir et de chaleur humaine.

Isola fait partie de ces livres qui paraissent dans des moments compliqués pour toute la chaîne du livre, des auteurs jusqu’aux libraires. Il paraîtra aux éditions Médiapop le 19 février prochain.



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