dimanche 13 mai 2018

Histoires de personnes


Catégorie du verbe. Première deuxième troisième personnes du singulier et du pluriel c'est un peu court.
Potentiellement il existe (vite fait)
- celle qui précède l'existence, celle de personne, celle du verbe quand il est à l'infinitif
- celle de l'univers, celle d'avant la conscience de soi, celle de toutes les tournures verbales dites im- ou plutôt uni-personnelles (ces deux-là que pour simplifier j'appelle « personne zéro » quand je parle de mon roman Liquide)
- celle de la prise de conscience de soi que le français appelle je. Se penser avant de pouvoir se dire car ce je ne prends sens que par confrontation à
- celle de la prise de conscience de l'autre que tu aimes appeler tu. Les deux aussitôt s'additionnent pour former une bulle :
- celle que faute de mieux le français appelle nous mais qu'il ne faut pas confondre avec l'autre nous qui n'est pas encore là, on n'en est encore qu'à l'addition de toi + moi mais c'est déjà beaucoup se disent les amoureux
- celle aussi d'une autre addition : toi + un autre toi + un autre toi... : tout ce vous qui m'entourez mais qu'il ne faut pas confondre avec l'autre vous qui n'est pas encore là car d'abord il faut
- celle qui dit l'autre, celui qui n'est pas dans mon échange, ce troisième à qui il suffit de mettre un s car la langue parfois fait bien les choses et c'est clair qu'il est souvent ils
- celle donc que je viens de dire qu'on appelle la troisième du pluriel et qui est ainsi la seule à peu près convenablement nommée
- celle que le français appelle nous mais qui n'est que l'addition de je + il
- celle que le français appelle nous mais qui n'est que l'addition de je + ils
- celle que le français appelle vous mais qui n'est que l'addition de tu + il
- celle que le français appelle vous mais qui n'est que l'addition de tu + ils
Ce qui nous fait non pas six mais douze. Douze personnes à penser pour penser un peu mieux.

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