Cette fin de 2025 m’aura vu lire notamment les deux derniers tomes de l’Espoir malgré tout, d’Émile Bravo. C’est Spirou (et Fantasio, et Spip) avant Spirou : pendant la guerre. C’est merveilleux de justesse. De justesse historique sans doute aussi (je ne suis pas spécialiste), de justesse humaine à coup sûr. Un mélange de courage naturel et de candeur chez Spirou qui, sans vraiment tout comprendre tout de suite de ce qui se passe autour de lui (ce n’est qu’un adolescent), sait d’instinct quelle décision est la plus juste – il y a là un remarquable travail, discret, sur le point de vue narratif : l’histoire aurait été toute autre si Bravo avait choisi Fantasio comme personnage focal. L’évolution, aussi, des personnages, au fil du temps. La profondeur des personnages secondaires – qui ne le sont pas. Le dessin, une ligne claire résolument rétro, est efficace et beau. Une grande réussite, d’autant plus qu’elle est lisible par tout le monde. Il ne me reste plus qu’à acquérir le Journal d’un ingénu, qui précède toute la série, et je relirai les cinq albums dans la foulée.

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